Oceasoft veut installer ses capteurs en Bourse

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(Crédit : Oceasoft)
(Crédit : Oceasoft)

Après une période morose, les entrées en Bourse devraient reprendre des couleurs dans les prochaines semaines. Oceasoft, spécialiste des capteurs connectés pour l’industrie, prépare son IPO sur Alternext. L’entreprise montpelliéraine a déposé son document de base à l’Autorité des marchés financiers (AMF) sous le numéro l.14-073 en date du 5 décembre 2014. C’est la deuxième entreprise française des cleantech qui se lance cet automne, après Ecoslops, spécialiste des carburants marins recyclés, début novembre.

Deux levées ...

de fonds en 1999 et 2005

Oceasoft conçoit, étalonne et commercialise des capteurs intelligents sans-fil pour la surveillance et la traçabilité de la température, l’humidité, le taux de CO2 ou encore la pression différentielle, à destination des industries des sciences de la vie et la chaîne du froid alimentaire (pour les vaccins, les médicaments ou les denrées alimentaires).

Créée en 1999, l’entreprise a été soutenue dès la première année par le fonds régional Sofilaro. En 2005, elle a levé des fonds pour la deuxième fois auprès de Soridec, un autre fonds d’amorçage du Languedoc-Roussillon, pour finaliser les développements de sa plateforme M2M. Elle emploie 43 salariés.

Multiplier par 4 le CA d’ici 2017

Les capteurs de Oceasoft.
Les capteurs de Oceasoft.

« Nous ambitionnons de multiplier notre chiffre d’affaires par quatre à l’horizon 2017, d’où la nécessité de cette levée de fonds en Bourse, détaille dans un communiqué Laurent Rousseau, le PDG de l’entreprise. Principalement organique, cette croissance sera portée par des marchés en forte progression, soutenus notamment par des réglementations accrues, mais surtout par la 2ème vague de l’IoT (Internet des objets). » Oceasoft compte parmi ses clients de grands groupes comme Sanofi, GSK Biologicals, Nestlé Waters, Novartis, Danone, l’Institut Pasteur, Elior…

Pour son dernier exercice clos au 30 juin 2014, la société a réalisé 4,6 millions d’euros de chiffre d’affaires (3,7 M€ pour l’exercice 2013), dont près de la moitié à l’international. Le CA est en croissance de 25%, avec une marge nette de 9%. « Aujourd’hui, notre ambition est de renforcer notre présence commerciale à l’international, notamment en nous implantant aux Etats-Unis et en Asie du sud-est, précise le PDG. Nous souhaitons également compléter notre offre à travers le développement de nouveaux capteurs, en particulier dans le domaine de l’environnement : pollution des eaux et des sols, particules fines, rejets industriels, etc. et de l’e-santé. »

Mettre l’accent sur l’international et la R&D

Avec les fonds levés en Bourse, Oceasoft envisage de créer 4 filiales à l’international : une aux Etats-Unis, deux en Asie du sud-est et une en Inde, surtout pour des implantations commerciales. Elle va aussi renforcer sa R&D pour mettre en place de nouveaux réseaux de transmission sans fil notamment longue portée et à faible consommation. Elle souhaite se spécialiser dans le « energy harvesting » pour permettre aux capteurs de fonctionner de façon autonome avec des énergies propres et sans pile. L’entreprise s’appuie sur un modèle sans-usines pour la production de masse et fait appel à des sous-traitants de la région de Montpellier.