PSA embarque une start-up du covoiturage

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webdriveAprès sa plateforme multimodale Citroën Multicity, le développement d’une offre d’autopartage BtoB et d’un service d’autopartage urbain 100% électrique à Berlin, le constructeur s’attaque à une nouvelle forme de mobilité : le covoiturage. Il vient d’investir 1 M€ dans la jeune société francilienne Ville Fluide, plus connue sous son nom commercial Wedrive, qui développe une plateforme de covoiturage ...

pour les trajets domicile-travail. PSA récupère 20% du capital aux côtés du fondateur Cédric Nicolas, toujours actionnaire majoritaire, et de quelques salariés. PSA réalise ainsi son premier investissement en direct dans une start-up de l’écomobilité.

Covoiturage de proximité

« Le marché des nouvelles mobilités est incontournable pour nous : avec les nouvelles technologies et l’évolution des comportements, la « consommation » des voitures change, l’usage devient aussi important que la propriété, nous devons en tenir compte », explique Coralie Henry-Poppes, responsable communication de la business unit Mobilité. Le groupe a déjà créé une business unité dédiée et développé des offres mais n’avait pas encore misé sur le covoiturage. Il cible le covoiturage de proximité, un terrain qu’il estime peu couvert notamment par le leader du marché, BlaBlaCar.

Selon PSA, le potentiel est de 50 millions d’utilisateurs en Europe de l’Ouest, dont 14 millions en Allemagne et 11 millions en France.

Fondée en 2008, Wedrive a mis au point une plateforme qui permet à l’utilisateur d’être intégré à une communauté de transport personnalisée avec ses collègues, voisins et amis effectuant les mêmes trajets et de multiplier ainsi les possibilités de covoiturer. Accessible via un smartphone, elle se veut très simple d’utilisation pour organiser les déplacements rapidement, même au dernier moment, et intègre un portefeuille virtuel qui évite les échanges d’argent pour chaque trajet.

Cette technologie a nécessité 4 années de développement et 1 million d’euros d’investissement, avant le partenariat avec PSA. L’offre a été lancée en septembre en région parisienne, dans le bassin d’emploi de Velizy.

Intégrer la technologie dans les modèles PSA

Pour l’instant, le service est gratuit. Mais dans un second temps, il faudra trouver un modèle économique. « Nous devons d’abord atteindre une masse critique d’utilisateurs », estime Coralie Henry-Poppes. Une évolution qui rappelle celle de BlaBlaCar, devenu payant après avoir attiré suffisamment d’utilisateurs. Plusieurs types de financeurs potentiels ont déjà été identifiés par PSA et Wedrive : les entreprises désireuses d’offrir le service à leurs salariés, les collectivités…

Mais pour PSA, l’intérêt de l’opération réside aussi dans la possibilité d’intégrer la technologie de Wedrive dans les systèmes embarqués de ses futurs modèles qui seront de plus en plus connectés. Dès 2015, le covoiturage avec possibilité de géolocaliser les utilisateurs pourrait être accessible via les ordinateurs de bord des voitures.