Crowdfunding : anti business angels ? [4/5]

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Venu tout droit du monde associatif et culturel, le crowdfunding ou financement participatif fait sa petite révolution dans le monde de l’entreprise. A côté des modes de financement traditionnels, il séduit de plus en plus de start-up, mais sa popularité grandissante n’efface pas les préjugés qui l’entourent. Aidés par une petite dizaine* de spécialistes, GreenUnivers a entrepris de démêler le vrai du faux en une série d’articles. Après les chiffres du financement participatif, le cadre juridique, l’engouement du grand public et ses bénéfices pour les entreprises, voici le quatrième volet sur la relation entre le crowdfunding et les business angels. ...

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Le crowdfunding remplace les business angels

Parce qu’il implique des particuliers, le crowdfunding est souvent rapproché des business angels. Le premier ne serait-il que la version 2.0 des seconds ?

  • Nouveau souffle à l’amorçage

« Il y a en France un vrai problème de financement de l’amorçage », explique Benoît Bazzochi, président de SmartAngels et de l’Association française de l’investissement participatif (AFIP, créée en novembre 2013). « Les business angels ont du mal à répondre au fort besoin en capitaux, les fonds d’investissement regardent les sociétés plus matures et les banques sont terriblement frileuses, ajoute-t-il. Le crowdfunding donne donc un vrai souffle à l’amorçage. »

  • Financements complémentaires

« Crowdfunding et business angels ne s’opposent pas, bien au contraire. Le plus souvent, les entreprises multiplient les sources de financement et les deux se retrouvent côte à côte au cours d’une même levée de fonds», indique Stéphanie Savel, nouvelle PDG de WiSEED et présidente du réseau de business angels DDIDF.

  • Crowdfunders : un accompagnement souvent pertinent

Outre l’argent, les entrepreneurs recherchent également un accompagnement et des conseils. Opposer business angels et crowdfunding sur ce point ne repose sur aucune réalité, selon Stéphanie Savel. « Certains business angels n’accompagnent pas les entreprises au-delà de la levée de fonds. A l’inverse, beaucoup de crowdfounders essaient d’aider même pour des petites choses – chercher un local, du mobilier… – et il n’est pas rare de trouver parmi eux de très bons conseils », explique-t-elle.

C’est le cas d’Exoes qui a trouvé grâce à WiSEED « deux actionnaires très pertinents ». « Grâce à eux, notre réseau s’est élargi rapidement et ils nous aident dans notre développement commercial », indique Arnaud Desrentes.

Dossier crowdfunding et cleantech :

* Ont participé à l’enquête de GreenUnivers :

  • Arnaud Desrentes, président d’Exoes
  • Benoît Paget, président fondateur de Canibal
  • Yann Devaux, directeur commercial de Green On
  • Aymeric Barthes, PDG de Naio Technologies
  • Marie Véronique Gauduchon, directrice générale de Lumo
  • Stéphanie Savel, PDG de WiSEED et du réseau de business angels DDIDF
  • Nicolas Lesur, président de Financement Participatif France
  • Benoît Bazzocchi, président fondateur de SmartAngels et de l’AFIP (association française de l’investissement participatif)