L’Algérie veut rattraper son retard dans l’éolien terrestre

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Crédit : Flickr / David Rombaut

L’Algérie ne compte pour l’instant qu’une seule centrale éolienne terrestre en service, installée à 75 km d’Adrar, dans le sud du pays, et qui affiche une puissance installée modeste de 10 MW. Et encore son inauguration ne remonte qu’à juillet dernier… Mais petit à petit, le paysage pourrait changer : après l’annonce de la mise en place de tarifs d’achat pour le solaire et l’éolien en avril dernier, une nouvelle étape ...

vient d’être franchie avec l’identification de quelque 21 zones à fort potentiel, selon une déclaration de Chahar Boulakhras, PDG de la Société de l’électricité et des énergies renouvelables (SKTM), filiale du groupe public Sonelgaz, rapportée par le Portail algérien des énergies renouvelables.

Dans ces 21 zones, réparties dans tout le pays, une centaine de centrales pourrait être installée dans les prochaines années.

L’identification a été réalisée avec l’Agence spatiale algérienne (ASAL) et l’Office national de météorologie (ONM). Une deuxième phase est en cours pour approfondir les études liées aux aspects environnementaux et aux écosystèmes, en plus du choix stratégique, a précisé le dirigeant de SKTM.

Du retard mais des ambitions

L’Algérie, dont les ressources pétrolières et gazières sont importantes, a pris du retard dans le développement des énergies renouvelables. Fin 2011, le gouvernement a lancé un programme visant à installer une puissance d’origine renouvelable de près de 22 GW entre 2011 et 2030 dont 12 GW pour couvrir la demande nationale en électricité et 10 GW pour l’exportation. A la faveur de ce programme, environ 40% de la production d’électricité destinée à la consommation nationale devrait être d’origine renouvelable d’ici à 2030.

2014 marque le début du déploiement, après une phase de réalisation de projets pilotes pour tester les différentes technologies en 2011-2013. Dans le solaire, plusieurs projets ont été validés ces derniers mois, dont un ensemble de 23 centrales photovoltaïques dans la région des Hauts Plateaux, représentant une puissance cumulée de 350 MW. Le fabricant de modules chinois Yingli Solar et le développeur allemand Belectric ont été sélectionnés pour le réaliser à l’issue d’un appel à manifestations d’intérêt (AMI).