Un collectif de PME demande 25 GW de solaire en 2025 (Premium)

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transition energétiqueLes PME françaises du solaire souhaitent profiter du projet de loi sur la transition énergétique (PLTE) pour plaider une fois de plus la place de leur secteur dans la transition énergétique en faisant valoir leurs arguments.

Au sein du collectif G12, les dirigeants de Coruscant, Eco Delta, Exosun, Générale du Solaire, GreenYellow (filiale de Casino), Luxel, Neoen, Optimum Tracker, ProSolia, Quadran, Sillia et Solairedirect, 800 M€ de chiffre d’affaires à eux douze, veulent convaincre les décideurs politiques, membres du gouvernement et de l’administration responsables de l’élaboration du projet de loi, ainsi que des parlementaires, notamment des commissions qui en seront saisies.

25 GW de solaire et 5% du mix électrique en 2025

Alors que dans sa présentation du projet de loi ce matin, la ministre de l’Energie s’est contentée de fixer un cap ...

concernant la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à 32% et 40% dans le mix électrique à l’horizon 2030 mais sans préciser la répartition entre les différentes énergies, le collectif  demande qu’un objectif de 25 GWc à l’horizon 2025 soit inscrit dans la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie (PEE), ainsi qu’une part de 5% dans le mix électrique à l’horizon 2025. Autrement dit, des volumes et de la visibilité dans la durée.

Ce soir, les membres du G12 se disent ailleurs « très déçus par l’absence totale dans le projet de loi présenté par la ministre, d’engagements précis et chiffrés visant à promouvoir le développement de l’électricité photovoltaïque en France. La communication de la ministre renvoie à un document de programmation pluriannuelle de l’énergie, sans qu’aucun engagement concret ne soit pris. »

 » C’est pourquoi il est impératif que les négociations concernant cette prochaine PPE démarrent rapidement, et en tous cas, avant la fin 2014 et le vote de la loi« , explique à GreenUnivers Daniel Bour, président de Générale du Solaire.

« La France n’atteindra pas les objectifs du paquet énergie-climat (23% d’énergie renouvelable dans le mix en 2020, ndlr), rappelle-t-il. Seul le solaire est dans les clous du Grenelle, mais les ambitions étaient très basses : 5 GW en 2020, qui seront certainement dépassés. »

Alors qu’on a enregistré quelque 600 MW de raccordements en 2013, la filière réclame plutôt 2 GW par an…

Coût réduit dans la CSPE et carte à jouer à l’international

La profession plaide sa cause depuis de longues années, mais le collectif souhaite aujourd’hui mettre en avant deux arguments phares. Grâce à une compétitivité qui ne cesse de progresser, cette énergie ne coûterait plus que 6 à 7 M€ par tranche de 100 MW dans la CSPE, et plus près de 5 M€ pour les centrales au sol. « Ce n’est pas grand chose au regard des emplois en jeu », remarque Daniel Bour. Car selon le collectif, le potentiel de création d’emplois associé à ces objectifs est de 15.000 emplois directs et 20.000 emplois indirects, qui viendraient s’ajouter aux 10.000 emplois directs et 15.000 emplois indirects existants.

Par ailleurs, le marché mondial explose, et les membres du G12, tous potentiels exportateurs, disent avoir besoin d’un marché domestique pour se renforcer à l’international. Même s’ils y sont déjà actifs, à l’instar de Solairedirect en Afrique du Sud, en Inde ou au Chili, « les marchés émergents sont compliqués, tout y est très long à se mettre en place, et nous avons besoin d’un marché français stable et régulier pour pallier les à-coups de l’international », affirme Daniel Bour. Et de rappeler que les entreprises exportatrices embarquent le plus souvent avec elles des sous-traitants français.

Parmi les mesures urgentes attendues du gouvernement, le collectif pointe des appels d’offres immédiats, avec des volumes plus importants, passant de 400 MW à 800 MW et une augmentation sur le segment des 100-250 KW. Surtout, pour éviter qu’un projet sur deux ne voie jamais le jour, il faudrait modifier les critères des appels d’offres, en exigeant notamment l’obtention d’un permis de construire.