Le britannique Mojo Maritime jette l’ancre en France (Premium)

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MojoMojo Maritime, créé en 2006 à Falmouth dans les Cornouailles par un ingénieur britannique, s’est développé depuis dans deux activités principales liées aux énergies marines renouvelables (EMR). Une partie bureau d’études est chargée du dimensionnement des projets et notamment des fondations, câblages, etc. Mais les équipes de Mojo Maritime (une trentaine de personnes aujourd’hui) vont également « sur le terrain », en l’occurrence en mer, valider la pertinence de ses solutions.

Participer aux AMI de l’Ademe dans les énergies marines

La start-up, qui travaille depuis plusieurs années avec des entreprises françaises du secteur telles que Alstom ou EDF, vient de s’implanter à ...

Cherbourg, « séduite par les ambitions affichées par le gouvernement français en matière d’EMR », souligne Maxime Morandeau. Aujourd’hui seul Français de l’entreprise, en charge du commercial, il devrait rentrer dans l’Hexagone d’ici quelques mois pour faire équipe avec une prochaine recrue au bureau de Cherbourg. Mojo compte embaucher 5 personnes en France dans les 5 prochaines années.

L’entreprise, détenue par quatre actionnaires particuliers (dont les fondateurs et un fabricant hollandais de rovs – pour remotely operated vehicles – de petits sous-marins sans pilote), entrés au capital en 2012, affiche un chiffre d’affaires de 4 à 5 M€.

« Au départ, nous n’aurons qu’un projet en France, précise Maxime Morandeau. Pile & Tide, développé sous l’égide de la société d’ingénierie offshore Geocean, pour un budget global de 7 M€, fait partie des lauréats de l’AMI de l’Ademe « Energies Marines Renouvelables – Briques et Démonstrateurs » clos le 31 octobre dernier ».

Il concerne la préparation de fonds marins pour des hydroliennes flottantes ou posées.

Un navire adapté à l’hydrolien, l’éolien offshore et même le oil & gaz

Mais très vite l’idée est de renforcer la collaboration avec les clients français existants, notamment dans le cadre  de l’AMI « Fermes pilotes hydroliennes« .

Mojo Maritime planche aussi sur des sujets de R&D, tels que le navire HF4. Au départ prévu pour l’installation d’hydroliennes (sur des sites à forts courants), il présente un positionnement dynamique particulièrement intéressant grâce à l’installation d’hélices à ses 4 coins, une invention qui lui permet de maintenir une position GPS même par forts courants. D’un coût de fabrication de 40 à 45 M€ environ, il pourra se louer pour 50 000 €/jour, à comparer avec 150 000 €/jour pour les navires existants aujourd’hui, le plus souvent issus du secteur oil & gaz. Un tarif très compétitif, qui, outre l’hydrolien, intéresse aussi  l’éolien offshore et… les gaziers et pétroliers !

Ne reste plus qu’à le construire. Après validation du design et tests en bassin, Mojo Maritime est à la recherche d’un chantier naval… et d’un financement. En France, la start-up est en relation avec Constructions Mécaniques de Normandie (CMN) à Cherbourg pour participer à l’AMI « Navire du futur – Edition 2013. »