Eolien offshore : WPD conteste sa défaite sur le parc des deux Îles

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(Source : WPD Offshore)
(Source : WPD Offshore)

Le strike de GDF Suez au deuxième appel d’offres éolien offshore, dévoilé il y a un peu plus d’une semaine par Ségolène Royal, ne satisfait pas l’énergéticien allemand WPD, qui concourrait en duo avec EDF EN. Le groupe a déposé ce vendredi un référé au Tribunal administratif dans le but, dit-il « de comprendre la notation de la CRE dont l’avis a été suivi par le gouvernement ».

« Au vu des résultats du second appel d’offres annoncés le 7 mai dernier, et de la perte du projet éolien en mer des deux îles après 7 années de concertation, un investissement significatif en études techniques et environnementales, WPD souhaite comprendre la notation de la CRE dont l’avis a été suivi par le Gouvernement », explique le groupe dans un communiqué.

La fiabilité technique et économique de GDF remise en question

WPD, qui est actionnaire et développeur des parcs de Courseulles et de Fécamp alloués au premier round, ne remet pas en cause la totalité du deuxième appel d’offres, mais seulement les conditions d’attribution du lot n°2, dit « des îles d’Yeu et de Noirmoutier ».

« Après étude des éléments rendus publics lors de la phase d’instruction des offres, WPD conteste la fiabilité technique et économique de celle du consortium concurrent ». Le groupe indique ainsi avoir relevé des fragilités importantes sur l’évaluation de 9 des 16 critères de l’appel d’offres, de nature à modifier la notation et donc la désignation du lauréat.

A titre d’exemple, le groupe pointe du doigt le choix de fondations ancrées plutôt que posées de la part du consortium concurrent, qui seraient selon lui incompatibles avec le site et entraîneraient, en outre, une sous-évaluation très significative du coût global du projet. «Le choix des fondations est déterminant dans l’élaboration d’un projet éolien en mer, non seulement pour son coût puisqu’il représente 30% de l’investissement, mais également pour son impact environnemental et la durée du chantier », rappelle WPD, qui indique que lui et ses partenaires sont « les seuls à avoir effectué des forages géotechniques sur le site, étude nécessaire pour déterminer les caractéristiques des sous-sols marins en profondeur, contrairement au consortium concurrent qui n’a réalisé aucun forage ».

Avis dans un mois

WPD a  choisi de déposer un référé pré-contractuel, procédure rapide, qui selon un porte-parole de l’entreprise ne « fragilise pas le projet, quel qu’en soit le résultat ». A la suite du dépôt, le juge a 20 jours ouvrés pour prendre sa décision. Si les arguments de WPD venaient à convaincre le Tribunal administratif, le lot n°2 devrait alors être remis en compétition.