L’Airbus de l’énergie reste à terre

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104630169_49cd577444_oLa proposition de François Hollande en début d’année de créer une “grande entreprise franco-allemande pour la transition énergétique” sur le modèle d’Airbus dans l’aéronautique est retombée comme un soufflé face au manque d’enthousiasme côté allemand.

L’« entreprise» enterrée

Angela Merkel et son gouvernement ont fait le déplacement ce mercredi jusqu’à Paris pour le 16è conseil des ministres franco-allemand, consacré cette fois aux thèmes de l’énergie, de la défense et de la fiscalité. Mais la « grande entreprise franco-allemande » chère à François Hollande a finalement disparu du vocabulaire des Français. L’idée de créer une entreprise publique ou de pousser des entreprises existantes à se rapprocher n’ayant trouvé aucun forme de soutien chez les Allemands.

Une plateforme de coopération

Lors d’une conférence de presse commune, le Président et la chancelière ont donc préféré parler d’une « plateforme qui puisse accélérer l’efficacité énergétique, amplifier encore l’effort pour les énergies renouvelables et stocker l’énergie », selon les mots de François Hollande. Plateforme qui devra œuvrer au développement de « partenariats industriels et technologiques » dans les domaines clés de la transition énergétique. La forme reste donc plutôt nébuleuse pour l’instant, et force est de constater que la mission ressemble beaucoup à celle de l‘Office franco-allemand des EnR, créé il y a tout juste un an.

Le président français a tout de même invité les agences de l’environnement française (Ademe) et allemande (Dena), de même que les gestionnaires de réseaux et les organismes de recherche de chaque pays à se rapprocher. Par ailleurs, la Caisse des Dépôts et la banque publique d’investissement allemande KfW présenteront « des propositions d’ici l’été 2014 sur le soutien à la transition énergétique, en particulier l’efficacité énergétique ».

La France et l’Allemagne sont « en total accord » pour mener ensemble une transition énergétique « avec ambition », a rappelé François Hollande à l’issue du conseil des ministres franco-allemand à Paris. Sur le principe oui. Sur les moyens, nettement moins.