Consommation d’énergie : le Maroc au régime

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MAroc
Flicker/Marc Veraart

En 2013, le Maroc importe encore 96% de l’énergie qu’il consomme, du pétrole pour l’essentiel. Voilà qui pèse très lourd sur les comptes du pays. Alors que la demande en électricité pourrait quadrupler d’ici à 2030, le pays compte sur un mix énergétique plus vert et sur une « stratégie » ambitieuse d’économie d’énergie pour limiter la casse.

Annoncée en 2009, l’ambition marocaine de porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de zéro, ou presque, à 42% d’ici à 2020 correspond à une stratégie somme toute répandue dans toute la région : miser sur ses ressources propres, en vent et en soleil, pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Le Maroc compte particulièrement sur des méga-projets comme le parc solaire de Ouarzazate (500 MW) ou celui, éolien, de Tarfaya (300 MW) décroché par International Power (GDF Suez) en 2010. En tout, le pays vise 2 GW de solaire et autant d’éolien.

Repères :

Malgré des gisements importants, les énergies renouvelables ne suffiront probablement pas à court terme, alors que le pays s’attend à un quadruplement de sa demande électrique d’ici à 2030. Le ministre marocain de l’Énergie, Abdelkader Amara, a donc annoncé cette semaine la mise en place prochaine d’une « stratégie d’efficacité » visant à économiser 12% dans sa consommation d’énergie d’ici à 2020 et 15% à l’horizon 2030. « Une stratégie est en cours de préparation et certains secteurs clés, gros consommateurs d’énergie, sont directement concernés: les transports, l’industrie et le bâtiment », a-t-il précisé lors d’une conférence à Casablanca, à laquelle à l’AFP a assisté.

Conscient de la vulnérabilité actuelle de son pays en matière énergétique, le ministre a également évoqué « la recherche appliquée pour la mise en valeur des immenses gisements de schistes bitumineux » ainsi que la poursuite à court terme de l’exploitation du charbon et le développement du gaz naturel.

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