Les toits solaires inférieurs à 100 kW redécolle (Premium)

Print Friendly, PDF & Email

SoleilAprès la descente aux enfers de 2011-2012, les signes d’une lente reprise du marché solaire français se multiplient depuis plusieurs mois. Dans la foulée de statistiques favorables pour le 1er trimestre et après les chiffres intéressants d’ERDF au 2e trimestre publiés la semaine dernière, le dernier inventaire dressé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) confirme un nouveau dynamisme du marché. La CRE publie pour le deuxième trimestre le bilan des demandes de raccordement pour les centrales solaires inférieures à 100 kW, les seules à être régies par un tarif d’achat réglementé dans l’Hexagone. Et ce segment de marché enregistre son troisième ...

Article précédentMobilité électrique : Gireve est lancé, finalement sans PSA (Premium)
Article suivantL’Europe planifie des milliards sur l’économie verte (Premium)

4 COMMENTS

  1. Pour le second trimestre 2013 en Allemagne, c’est 1.020 MW d’installés en trois mois, dont 338 MW pour les tranches inférieures à 40 kW et 411 kW pour la tranche supérieure à 1.000 kW.

    http://energeia.voila.net/solaire/cout_pv_allemagne.htm

    Mais la politique énergétique est plus saine qu’en France et le secteur solaire n’a pas été saboté depuis trois ans.

    Ce qui compte, c’est la puissance réellement installée et c’est là-dessus qu’est basée l’évolution des tarifs d’achat en Allemagne, pas sur les demandes préalables.

    A noter le tarif d’achat pour le photovoltaïque qui varie maintenant de 102 à 148 €/MWh selon la puissance de l’installation.

    Et le stockage qui se développe pour augmenter la proportion d’autoconsommation.

  2. C’est un repère parmi d’autres. Sans une vision gloable, il ne traduit pas forcément la réalité économique. En parler est normal pour un média comme le votre. Conclure que « les toits solaires inférieur à 100 kWc redécolle » semblent par contre très maladroit et l’impact sur l’opinion publique est catastrophique pour la filière.

    Vous semblez connaître la problématique via le SER. Pourquoi n’intégrez vous pas cette variable dans votre analyse? Soit vous relater un chiffre brut et chacun l’interprète comme il l’entend, soit vous analysez minutieusement et donner votre conclusion.

    Je tiens seulement à mettre en perspectives ces chiffres par rapport aux réalités économiques du marché.

  3. Bonjour M. Papion,

    Je vous accorde que la nuance n’est pas assez explicite entre les demandes de raccordement et les projets effectivement raccordés. Cette distorsion, connue et soulignée par des organisations professionnelles comme le SER, n’est peut être pas assez analysée, en effet. L’objectif de GreenUnivers sur cet article est de mettre en lumière des statistiques de la CRE et surtout leur évolution depuis 2011, graphique à l’appui. C’est un repère. Certains y verront un signal faible, d’autres une mascarade. Chacun est libre de se faire une opinion et l’idée d’un média indépendant est de nourrir le débat et les réflexions. Objectivement, oui, les demandes de raccordement recensées par la CRE font apparaître une nouvelle dynamique qu’il est intéressant de souligner. Et oui, le marché du solaire reste sur un niveau d’activité faible. GreenUnivers l’a souligné aussi tout récemment, dans un article du 19 juillet intitulé « La France ne raccorde presque plus d’énergies vertes » :

    « La France peut-elle engager une transition énergétique sans énergies renouvelables ? Les statistiques nationales ne sont en effet pas très brillantes pour le deuxième trimestre 2013, accentuant une tendance négative depuis trois ans, selon les derniers chiffres du gestionnaire du réseau ERDF. Un bon baromètre avant les données officielles du Commissariat général au Développement durable (CGDD). Les quatre principales énergies vertes (éolien, solaire, biomasse, biogaz) enregistrent une activité historiquement basse… »

    Source : http://www.greenunivers.com/2013/07/la-france-arrete-de-raccorder-des-energies-vertes-en-2013-premium-101858/

    Bien cordialement
    Alexandre

  4. Je suis assez choqué par ce genre d’article… Je rappelle à Greenunivers que le nombre de demande de raccordement ne représente en aucun cas le nombre de projets raccordés. À titre d’information, 50% des demandes de raccordement pour la tranche 36-100 kWc n’aboutissent pas a un raccordement. L’annonce de l’ex ministre de l’écologie sur une augmentation rétroactive du tarif de rachat à clairement eu un impact sur la filière sur le nombre de prospects. Seulement, les baisses successives de tarifs de rachat et surtout les coûts de raccordement ErDf en pleine explosion vont avoir un impact prépondérant sur le % de projets n’aboutissant pas. Vu la conjoncture ca ne m’étonnerait pas que l’on atteigne 70% sur certaines régions. Donc, dire que la filière est en plein regain d’activite c’est ne pas connaître la filière…
    Je suis evidemment disponible et ouvert pour discuter des freins que rencontre actuellement la filiere et preciser en quoi ce nombre de demandes de raccordement en pleine explosion n’est qu’une mascarade. Ca ressemble plus aux dernieres forces lancées dans la bataille avec l’espoir que certains projets aboutissent plutôt qu’un renouveau de la filière…

Comments are closed.