Alstom Grid s’allie à Intel sur la sécurisation des smart grids

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Smart-Grid-IT-SystemsToujours offensive sur les réseaux intelligents, la jeune branche « grid » d’Alstom poursuit ses alliances avec des acteurs de poids pour rester dans la course sur un marché en effervescence. Le français, qui collabore déjà avec Cisco ou Toshiba, se rapproche cette fois-ci du géant informatique américain Intel.

L’objectif de ce nouveau tandem est notamment d’améliorer la sécurité sur les réseaux intelligents dont le déploiement croissant s’accompagnera, en toute logique, d’un risque accru en termes de cybercriminalité. « Pour l’instant, le smart grid est peu connu du grand public donc les auteurs d’attaques virtuelles, qui recherchent la publicité, sont moins enclins à déployer de nouvelles menaces », a indiqué Patrick Plas, vice-président d’Alstom Grid, lors d’une conférence de presse. Mais nous nous rapprochons maintenant afin d’anticiper car le manque de sécurité pourrait décrédibiliser l’ensemble du système ».

Outre la cybersécurité, l’alliance vise aussi à améliorer la gestion de l’intelligence distribuée, c’est-à-dire tous les logiciels et équipements électriques modernes répartis à travers le réseau, par exemple en intégrant des processeurs embarqués à des échelons plus locaux, ont expliqué les deux dirigeants. Dans les mois qui viennent, des processeurs Intel devraient venir équiper des postes intelligents d’Alstom, notamment en Picardie, a indiqué Patrick Plas. « L’objectif n’est pas nécessairement d’inventer des équipements nouveaux mais d’améliorer la convergence entre nos systèmes », a-t-il précisé.

Construire le poste numérique du futur

Alstom est engagé sur le projet de R&D « Postes Intelligents », financé récemment par les Investissements d’avenir et piloté par RTE. Ce projet, présenté comme une première mondiale au salon SG Paris 2013 dédié aux réseaux électriques intelligents, incarne le futur des postes de transformation électrique numériques, capables d’offrir des informations et une gestion en temps réel, voire des applications d’auto-cicatrisation en cas d’accident technique.

RTE vise la mise en service d’un prototype à l’horizon 2015 et envisage la généralisation du concept à l’horizon 2020 en cas de succès. L’Hexagone compte 2 700 postes de transformation (certains sont des postes mixtes avec des postes de distribution). Le pays représente ainsi 10% du marché mondial (hors Chine), selon Laurent Schmitt, vice-président stratégie et innovation d’Alstom Grid, rencontré au SG Paris 2013 .

Pour que le poste numérique du futur existe, selon RTE, il lui faut impérativement des verrous contre la cybercriminalité, voire la cyberguerre. Sans cela, les postes électriques intelligents ne seront pas déployés en France.

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