800 M€ : Siemens paie très cher son échec dans le solaire

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« Désastre financier ». C’est ainsi que le Financial Times Deutschland a qualifié hier le retrait, annoncé il y a deux semaines, de Siemens du solaire. Selon le quotidien économique, cette « aventure » aura coûté au conglomérat industriel allemand près de 800 M€ depuis son entrée sur le marché en 2009. Et près de 250 M€ de charges seraient directement liées à son retrait prématuré du secteur : « amortissements sur la valeur de l’entreprise, pertes opérationnelles et amortissements pour des installations solaires déjà commencées », selon le FTD.

Toujours selon le FTD, le groupe a déjà cédé pour un montant « symbolique » ses parts – soit 45% du capital depuis mai 2010 – dans la société italienne Archimède, spécialisée dans le solaire thermodynamique, à l’actionnaire principal, Angelantoni  Industrie. Dans le même secteur, il cherche également à revendre l’israélien Solel, acquis en 2009 pour 284 M€.

Globalement affecté par la mauvaise conjoncture économique, Siemens détaillera prochainement un programme de restructuration sur deux ans afin de faire le tri dans ses renouvelables. Le groupe a déjà annoncé son intention de rester dans l’éolien et l’hydroélectricité (incluant les énergies marines). En revanche, il devrait sacrifier le fabricant d’ampoules électriques Osram. D’après le quotidien allemand Die Welt, Siemens souhaiterait, une fois sa filiale cotée en Bourse, n’y conserver qu’un portefeuille d’actions « bien inférieur à la minorité de blocage ». « Il est question de 19 et quelques pourcents », ont indiqué des sources au journal.