En bref : La Nissan Leaf attaquée pour publicité mensongère aux USA

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Nissan en aurait-il fait trop pour commercialiser sa Leaf, berline « zéro emission » ? Une class action a en tout cas été déposée la semaine dernière auprès de la cour fédérale de Los Angeles mettant en cause des annonces mensongères à propos des batteries et de l’autonomie du véhicule. Les plaignants soulignent des contradictions entre la publicité et les véritables conditions d’utilisation de la Leaf. En effet, la publicité vante une autonomie de 160 km pour une charge de 100 %, alors que le pack embarqué sur le véhicule électrique supporte difficilement une recharge complète. Nissan recommande donc de ne pas recharger la batterie à plus de 80% de sa capacité, sous peine de l’endommager. L’absence de dispositif de refroidissement est également pointée du doigt par les détracteurs de la Leaf. Enfin, les plaignants ont constaté une perte d’autonomie bien supérieure à celle annoncée : 27% en moins après un ou deux ans alors que le constructeur promet une perte d’autonomie de seulement 20% après cinq ans d’utilisation. Comble, la perte de capacité n’est pas couverte par la garantie proposée par le constructeur ! Nissan a investi 1,6 Md€ dans son usine de Nashville aux États-Unis pour y produire la Leaf. Objectif : faire décoller des ventes en berne sur le marché américain. Pas sûr que les clients anglo-saxons aient retrouvé la confiance d’ici là. En Europe, la marque japonaise s’en sort un peu mieux notamment grâce à son offre de location à 299 euros par mois (avec promesse d’achat après 37 mois).