En bref : Ademe, Conférence environnementale, Alstom, recyclage solaire, Japon

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France

  • Fonds chaleur et Ademe

Le syndicat des énergies renouvelables (SER) s’inquiète de l’érosion des aides allouées au Fonds chaleur, dispositif impulsé dans la foulée du Grenelle de l’environnement pour développer la production de chaleur à partir des énergies renouvelables (biomasse, géothermie, solaire thermique …). « Nous plaidons pour remonter l’enveloppe du Fonds Chaleur à 500 M€ par an, contre 238 M€ en 2012. Or nous observons une stratégie inverse avec une légère érosion des aides », a indiqué Jean-Louis Bal, président du SER, lors d’une conférence de presse lundi 17 septembre sur les annonces de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre. Une situation préoccupante pour le SER qui souligne l’efficacité du dispositif. Par ailleurs, Jean-Louis Bal redoute une diminution du budget de l’Ademe d’une manière plus générale.

  • Conférence environnementale

La « feuille de route sur la transition énergétique » pourrait être dévoilée mercredi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, estime Jean-Louis Bal, président du syndicat des énergies renouvelables (SER). Soit le jour du conseil des ministres. La publication de cette feuille de route a été annoncée par Jean-Marc Ayrault lors de la Conférence environnementale, samedi 15 septembre. Elle doit fixer la méthodologie et les objectifs du débat sur la transition énergétique, qui devrait durer 6 mois environ. « Nous espérons également des précisions concrètes sur les mesures d’urgence annoncées lors de la Conférence environnementale », précise Jean-Louis Bal. Il attend, par exemple, de connaître la puissance octroyée dans le cadre de l’appel d’offres solaire promis par le gouvernement avant la fin de l’année. Le volume pourrait être de l’ordre de 500 MW.

  •  Solaire photovoltaïque

Le centre européen de recyclage de l’énergie solaire (Ceres), implanté à Paris, et l’américain pv recycling (en pointe sur le recyclage de modules photovoltaïques aux États-Unis) viennent de signer un partenariat stratégique visant à proposer une solution complète de recyclage des modules photovoltaïques sur les deux continents. L’accord, qui intervient un an seulement après la création du Ceres, « permettra de mieux répondre aux besoins [des] clients internationaux », selon Nicolas Defrenne, l’administrateur délégué du Ceres, dans un communiqué. « Cela diminuera les doublons pour nos clients, leur permettant d’économiser du temps et de l’argent », a précisé de son côté Jennifer Woolwich, PDG de pv recycling. Le partenariat comprendra la collecte, la manutention et le recyclage des modules de manière écologiquement, socialement et financièrement responsables. Pour le tout jeune Ceres, cette alliance devrait représenter un avantage stratégique face à son concurrent, le belge pv cycle, qui domine actuellement le marché européen en proposant un service de reprise et recyclage des matériaux comme le silicium.

  • Alstom au Brésil

Alstom Renewable Power vient de signer une lettre d‘intention avec Casa dos Ventos, l’un des principaux développeurs brésiliens dans l’éolien, pour équiper des fermes dans l’état de Rio Grande do Norte (nord-est du Brésil). Le projet, d’une valeur d’environ 230 millions d’euros, porte sur la livraison et la maintenance de 68 éoliennes. Le contrat, qui devrait être signé d’ici la fin du mois, représente une capacité installée de plus de 180 MW. Au cours des deux dernières années, Alstom a déjà signé trois contrats pour la production d’électricité d’origine éolienne au Brésil – avec Desenvix, Brasventos et Odebrecht Energia – pour un montant total de 430 millions d’euros et 385 MW. En 2011, le groupe Alstom avait fourni près de 50 % de la capacité électrique du pays, toutes énergies confondues.

International

  • Nucléaire au Japon

Dix-huit mois après la catastrophe de Fukushima, le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a annoncé la sortie progressive du nucléaire d’ici à 2030. Une annonce qui va encore plus loin que les scénarios évoqués au lendemain de la catastrophe. Pour y parvenir, le gouvernement a fixé trois principes : ne plus construire de centrale nucléaire, arrêter les réacteurs existants après 40 ans d’activité et n’accepter le redémarrage des tranches suspendues qu’après des examens de sécurité menés par une autorité ad hoc. L’accident nucléaire de Fukushima a complètement bouleversé la politique énergétique nippone. Avant l’accident, la production nucléaire représentait près de 30 % de la consommation d’électricité du pays et les autorités prévoyaient d’augmenter cette part à 53 % d’ici à 2030. Pour tenir ses engagements, le Japon devra développer massivement les énergies renouvelables, mais également mener un vaste plan d’économies d’énergie. Les ressources maritimes devraient être exploitées et la piste du gaz de schiste est à l’étude. Le Japon devient le troisième pays, après l’Allemagne et la Suisse, à faire part de son intention de stopper ses réacteurs, depuis l’accident de Fukushima.