JO 2012 : Londres aura-t-elle une médaille du green ?

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C’est une promesse des organisateurs à chaque nouvel opus des Jeux Olympiques : le développement durable a été cette fois encore un argument-clé pour Londres. Mais après les résultats peu convaincants de Pékin, il y a 4 ans, Londres a placé la barre très haut en visant 20% d’énergies renouvelables pour alimenter les JO. C’est ce que promet d’ailleurs EDF, fournisseur de l’énergie des Jeux. Objectif atteint ou non, l’image publique sera sauve, grâce à des mini-éoliennes qui viendront remplacer l’éolienne géante promise mais abandonnée.

L’histoire avait commencé en 2010, lorsqu’EDF, fournisseur officiel de l’électricité des JO (et qui a payé 40 millions de livres pour le devenir, selon la presse britannique) avait refusé de financer pour 2 millions de livres une éolienne géante de 120 mètres de haut réclamée par les organisateurs. L’Olympic Delivery Authority (ODA), fortement critiquée sur ce point, a finalement choisi d’installer sept mini-turbines à axe vertical à Stratford, fournies par le britannique Quiet Revolution, l’un des pionniers du mini-éolien outre-Manche.

Hautes de 18 mètres, d’une capacité de 8 kW, elles ont coûté 40 000 livres chacune, et ne seront pas amorties avant 12 ans. Elles doivent fournir 40% de l’électricité nécessaire à l’éclairage des rues du parc olympique.

Peu de CO2, grâce au nucléaire d’EDF

Les installations d’énergies renouvelables mises en place pour ces olympiades restent modestes, alors que la consommation en électricité et les émissions de CO2 promettent d’être lourdes. Londres compte pour l’instant deux centres d’énergie verte installées à Stratford et Kings Yard. Ils sont dotés de 3 centrales de cogénération de 3,3 MW de General Electric, qui alimentent en chauffage et climatisation les jeux ainsi que l’est de la capitale. L’énergie fournie aux JO par EDF provient, elle, à 80% du nucléaire et à 20% d’EnR, a expliqué le groupe. Un porte-parole de l’ODA a assuré que Londres dépasserait son objectif d’une réduction des émissions de 50% dans le processus de construction du parc olympique.

Côté smart grid, le français Schneider Electric, accompagné de l’américain Cisco, entre autres, participe à la Cisco House, un gigantesque pavillon qui joue le rôle de vitrine de l’énergie intelligente pour l’été dans la capitale anglaise.