Global Bioénergies s’enrichit de 3 M€ en Bourse (Premium)

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L’ambitieuse start-up francilienne de la chimie verte et des biocarburants a réussi son pari malgré un contexte boursier délicat : elle vient de lever 3,04 M€ dans le cadre de sa dernière augmentation de capital sur NYSE Euronext.La société ...

a émis 153 459 actions nouvelles au prix de 19,80 euros par titre.

A l’issue de l’opération, Masseran Gestion, filiale de capital-risque du groupe Caisse d’Epargne, devient le premier actionnaire de Global Bioénergies avec 39,9% du capital et des droits de vote devant les deux fondateurs et dirigeants, Marc Delcourt et Philippe Marlière, qui détiennent désormais 39,6% du capital et des droits de vote à eux deux contre 43,4% auparavant. Le flottant s’établit à 20,4%. Le groupe sucrier Cristal Union reste actionnaire et OTC Asset Management fait son entrée au capital grâce à un apport modeste de 400 000 euros.

Sur la base du cours de l’entreprise du 28 juin dernier (19,91 euros), la capitalisation boursière de cette société créée en 2008 atteint 36 M€ (contre 31,4 M€ il y a un an), un bon niveau pour une société française des cleantech. Global Bioénergies s’est introduite sur Alternext il y a un an, collectant à l’époque 6,6 M€  alors qu’elle visait initialement 4,6 M.

La cotation des actions nouvelles doit démarrer le 5 juillet.

Prochaine levée de fonds en 2013

La société travaille sur un procédé pour fabriquer du carburant liquide ou des polymères à partir de l’isobutène extrait du sucre de canne ou de betterave. Cette levée de fonds va lui permettre de continuer le développement et l’industrialisation de son procédé de production d’isobutène et de financer l’achèvement du pilote de laboratoire et les études du pilote industriel. Enfin, elle servira aussi à poursuivre les travaux de R&D sur d’autres molécules de la famille des oléfines légères (éthylène, propylène, n-butène, butadiène, isoprène).

Une nouvelle levée de fonds est d’ores et déjà programmée pour 2013 pour financer la construction du pilote industriel et la phase de tests. La société prévoit un investissement compris entre 5 et 10 M€ pour acquérir les équipements nécessaires.

La société ne réalise pour l’instant quasiment pas de chiffre d’affaires hormis quelques petits revenus de licences (100 000 euros sur ses derniers résultats semestriels, au 31 décembre 2011) mais Marc Delcourt, son PDG, table sur des « revenus explosifs à la fin du pilote industriel, fin 2014 », ainsi que sur un probable démarrage d’exploitation industrielle début 2017.