En bref : PSA-BMW, Autolib’, région Centre

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France

  • Autopartage de véhicules électriques

Europcar vient symboliquement de crever les pneus des voitures électriques d’Autolib’, le service d’autopartage de la ville de Paris géré par le groupe Bolloré. La collectivité a perdu devant la cour d’appel de Paris la bataille qui l’opposait à Europcar sur l’appellation Autolib’, trop proche du nom d’un service du loueur baptisé AutoLiberté. La justice demande donc d’ici un mois le retrait complet de la marque Autolib’, dont la ville de Paris est responsable. Une action très onéreuse au regard du dispositif, la marque apparaissant sur plus de 1.700 voitures et 500 stations franciliennes, et un véritable coup dur sur le plan publicitaire. La Mairie de Paris avait pourtant remporté une première bataille contre Europcar en 2011, devant le tribunal de Grande Instance. « Un point partout, la balle au centre » : la ville devrait se pourvoir en Cassation.

  • Mobilité électrifiée

Union et désunion pour le constructeur PSA Peugeot Citröen sur les motorisations électriques. Fondée à 50/50 avec la constructeur allemand BMW, sa co-entreprise BMW Peugeot Citroën Electrification (BPCE) aura duré 8 mois seulement. Équipementier spécialisé sur les composants d’une chaîne de traction électrique principalement pour les véhicules hybrides, BPCE subit le contre-coup de l’alliance signée entre PSA et l’américain General Motors en début d’année. BMW a dénoncé son partenariat avec PSA sur BPCE, a révélé l’AFP. Les deux acteurs s’étaient pourtant engagés dans un programme de 100 M€ sur un centre de R&D à Munich puis une production de composants sur le site de PSA à Mulhouse à l’horizon 2014-2015. La rupture semble profonde : BMW a parallèlement approfondi sa relation avec le japonais Toyota en engageant un programme stratégique global, comprenant notamment le développement de piles à combustible ou encore la collaboration dans l’électrification de systèmes d’entraînement… Un coup dur pour PSA Peugeot Citröen, alors que son alliance avec GM ne met pas le véhicule décarboné au centre de leurs priorités.

  •  Economie verte

La Banque Européenne d’Investissement (BEI) va irriguer l’économie verte de la région Centre avec une ligne de crédit de 150 millions d’euros à destination de projets concernant l’efficacité énergétique, la performance énergétique des bâtiments ou encore les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse, méthanisation, géothermie). Cet apport va s’ajouter aux 150 millions d’euros apportés par le Crédit agricole et le groupe BPCE (Banque Populaire et Caisse d’Épargne). Ce total de 300 millions va alimenter un fonds régional qui accordera des prêts verts à taux avantageux. Le programme est plus large que des dispositifs sur les énergies renouvelables (notamment solaire) engagés avec la BEI par les régions Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées ou encore Languedoc-Roussillon.