Quand une éolienne REpower perd une pale de 46 mètres

Print Friendly, PDF & Email

Vendredi 18 mai, tôt le matin au parc éolien du Chemin d’Ablis (Eure-et-Loir), par « un bon vent, tout à fait dans le périmètre de fonctionnement de la machine », selon le gérant EDF Energies Nouvelles, une pale de 46 mètres s’est décrochée de l’une des 26 turbines de 2 MW de REpower. Elle est tombée au pied de la machine sans causer d’autres dégâts.

Un « incident extrêmement rare », pour EDF EN qui gère le parc de 52 MW, implanté en 2008 sur 8 communes le long de l’autoroute A10 sur 17 kilomètres. L’incident n’est pourtant pas si exceptionnel pour les éoliennes terrestres et offshore.

Ecosse

Il est déjà survenu en mars 2010, à Whitelee (Ecosse), l’un des plus grands parcs éoliens d’Europe, géré par ScottishPower Renewables, filiale de l’espagnol Iberdrola. En pleine nuit, une pale s’était envolée de la turbine 2,3 MW Siemens, déclenchant les alarmes du centre de contrôle et précipitant la fermeture temporaire de la centrale et l’interruption de ses travaux d’extension.

Ce parc de 322 MW, situé à 20 min de Glasgow, ouvert en 2009 pour un budget de 300 millions de livres, alimente 180.000 foyers — pratiquement toute la ville de Glasgow. A l’été 2012, 39 nouvelles éoliennes supplémentaires de 100 mètres de haut devraient s’ajouter aux 140 éoliennes déjà construites par Siemens, pour atteindre les 593 MW de capacité prévue.

En décembre 2011, toujours en Ecosse, une turbine Vestas du parc d’Ardrossan (Ecosse) de 24 MW a pris feu, sous l’impulsion de vents violents qui ont sollicité un rythme de rotation extraordinaire pour la machine.

Eolien offshore

Et les accidents ne frappent pas seulement sur terre. En novembre 2011, le norvégien Sway a également perdu une de ses mini-turbines… coulée en mer. Au large des côtes de la Norvège, les vagues de 6,3 mètres n’ont fait qu’une bouchée de la petite maquette (au un/sixième) de sa future turbine flottante. Selon l’industriel, le vrai modèle d’une capacité de 5 MW — lorsqu’il sera produit — pourra supporter des vagues allant jusqu’à 26 mètres, de quoi survivre en mer du Nord.