Observatoire des start-up des cleantech : palmarès des faillites et des créations

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Presque six mois après la présentation de son premier Observatoire des start-up françaises des cleantech, GreenUnivers dresse un premier bilan sur le sort de ces jeunes sociétés en pleine période de crise.

L’Observatoire s’est enrichi d’une trentaine de sociétés, mais il a vu aussi la disparition ou la mise en difficulté de 13 start-up, dont certaines avaient pourtant levé des fonds importants, comme Vertaris (papier recyclé).

Parmi les nouvelles arrivées, 11 entreprises appartiennent aux secteurs des déchets et des transports (42% de l’ensemble), suivis par l’efficacité énergétique et l’énergie (solaire, éolien, biomasse, biogaz…) avec respectivement 4 et 5 nouvelles sociétés. Les secteurs de l’agriculture et de la consommation comptent deux nouvelles entreprises chacun; les services et le secteur traitement de l’air/environnement/carbone une seule.

Si certaines start-up démarrent leur activité, d’autres sont confrontées à des difficultés ou ont dû mettre la clé sous la porte. Voici un récapitulatif de ces 13 start-up à la peine :

Procédure de sauvegarde

Eléna Energie : Créée en 2009, la start-up développe une petite éolienne baptisée turbolienne, qui se déploie aussi bien en campagne qu’en milieu urbain et péri-urbain. En juin 2011, la société a lancé un tour de table de 1,5 M€ qui devait se conclure en 2012. Depuis le 6 mars dernier, elle est en procédure de sauvegarde.

Redressements judiciaires

Greenext : spécialisée dans le calcul de l’impact environnemental des produits de grande consommation, la société parisienne, qui en 2010 avait levé 2 M€, est en redressement judiciaire depuis le 8 mars 2012.

Régéfilms : créée en 2007 dans les Pyrénées-Atlantiques, cette société traite et recycle différents types de films plastiques usagés pour produire des granulés de polyéthylène de qualité équivalente à de la matière vierge. Fin novembre 2010, Régéfilms avait levé 1,3 M€. Depuis janvier 2012, elle est en redressement judiciaire.

Eco&Mobilité : la petite voiture électrique low-cost d’Eco&Mobilité a été placée en redressement judiciaire le 26 septembre 2011, avec une période d’observation de six mois. A l’époque, son directeur général était persuadé que la région Poitou-Charentes le sauverait et que la situation n’était qu’un accident de parcours.

Ceole : la société dijonnaise fondée en 2007, a été placée en redressement judiciaire fin février 2012. Fabricante de mâts d’éoliennes, elle s’était associé en juin 2011 avec l’expert en chaudronnerie lourde dunkerquois CMP (filiale à 100% d’Entrepose Contracting, lui-même propriété du groupe Vinci) pour créer une usine de mâts d’éoliens offshore.

ReWATT : développeur et exploitant de centrales photovoltaïques depuis 2007, la société qui avait levé des fonds auprès de Frey Nouvelles Energies est en redressement judiciaire depuis le 8 septembre 2012. Elle détient un parc de 4 MW en Guyane Française et de 2,5 MW en Corse.

SolarQuest : créée en janvier 2008 à Aix-en-Provence, pour concevoir et développer des centrales solaires intégrées dans un environnement urbain, SolarQuest est en redressement judiciaire depuis janvier 2012. En 2009, la société avait levé 1,2 million d’euros et fin 2010 elle avait encore effectué un tour de table de 1,15 million d’euros.

Liquidations judiciaires

Sens-Innov : la start-up bretonne fondée en 2008, spécialisée dans les solutions pour la détection des polluants dans l’eau, est en liquidation judiciaire depuis le 2 février 2012.

Regeneration Battery Corporation : située à Saint-Orens-de-Gameville, RBC proposait de redonner une deuxième vie aux batteries acide-plomb devenues inaptes grâce à un procédé mis au point par l’électrotechnicien Claude Meunier, fondateur et dirigeant de l’entreprise. Elle a été mise en liquidation fin septembre 2011.

Vertaris : fondée en 2009, la société iséroise était spécialisée dans la production de papier 100 % recyclé haut de gamme et de pâte de papier également 100 % recyclé. Elle avait reçu 6 millions d’euros des fonds d’investissement Aloe Private Equity, Demeter Partners, et Rhône Dauphiné Développement et de nombreuses aides publiques pour mener à bien son ambitieux projet industriel. Elle est en liquidation judiciaire depuis octobre 2011.

Urban Garden : la société proposait des murs et tableaux végétaux faciles à installer en intérieur ou extérieur. La société nantaise fondée en 2008 est en liquidation judiciaire depuis mars 2012.

Société d’études des énergies développement exploitation Seedex (Bio bat energy) : en liquidation depuis le 22 mars 2012, elle a été créée en 2008.

SARL Solhaïc : installateur de panneaux photovoltaïques et de solutions d’isolation thermique, la société, créée en 2007 dans le Rhône, est en liquidation judiciaire depuis janvier 2012.