En bref : arrêtés tarifaires du solaire, hydrolien, GDF Suez

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France

  • Solaire

Le Conseil d’Etat a rendu son verdict : il a en grande partie validé les arrêtés tarifaires photovoltaïques des 12 janvier et 16 mars 2010, contre lesquels des recours avaient été déposés par des producteurs d’énergie et des organisations professionnelles de la filière solaire. Mais suite à l’audience du 21 mars dernier, il a néanmoins annulé certaines dispositions. Ainsi les différences de traitement entre les bâtiments à usage d’habitation et les autres sont supprimées. De même, les systèmes photovoltaïques devront être installés au moins deux ans après la date d’achèvement des bâtiments pour bénéficier de la prime, quel que soit l’usage du bâtiment.

  • Energies marines

Comme prévu dans la feuille de route sur le développement de l’hydrolien présentée en mars dernier, le gouvernement lance la demande d’informations auprès des industriels et des énergéticiens en vue d’exploiter le potentiel énergétique des courants marins en France. L’objectif est de recueillir des propositions de solutions techniques et de montages financiers. Les réponses peuvent être apportées par un seul acteur économique ou par un groupement. Elles devront être déposées en ligne avant le 14 septembre prochain. Une restitution des enseignements non confidentiels est prévue fin 2012. Parallèlement, une définition des zones possibles d’exploitation est en cours. L’objectif du gouvernement est de lancer un appel d’offres pour l’implantation de fermes hydroliennes au plus tard en 2014, notamment au large du Raz Blanchard, à la pointe du Contentin, la zone la plus favorable de l’Hexagone pour l’énergie des courants.

  •  Fusions-Acquisitions

La seconde tentative aura été la bonne : GDF Suez a obtenu l’accord des administrateurs indépendants de sa filiale britannique International Power, après avoir relevé de 7% son offre de rachat des 30% du capital qui lui manquaient. Le groupe déboursera 8,3 milliards d’euros, ce qui valorise International Power à 27,6 milliards d’euros. Après cette opération, le groupe français va devenir le numéro deux mondial de la production d’énergie, selon Bloomberg. International Power est très présent dans les pays émergents (Amérique latine, Asie, Moyen-Orient) et dans les énergies renouvelables, surtout dans l’hydroélectricité (38% de ses capacités en construction) mais également dans les autres énergies renouvelables (7% de ses capacités en construction) comme la biomasse, l’éolien, par exemple au Maroc, ou encore la géothermie, marché sur lequel l’entreprise a remporté récemment un gros contrat en Indonésie.