Eolien en mer : Le consortium Iberdrola/Eole-RES recrutent trois grands fournisseurs français (Premium)

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Le volet industriel sera l’un des critères majeurs de sélection des consortiums candidats (40% de la note) à l’appel d’offres éolien marin pour 3 GW au large des côtes françaises (les offres sont actuellement étudiées par la Commission de régulation de l’énergie). Pour renforcer son offre, le consortium piloté par Iberdrola et Eole-RES est allé chercher trois grands industriels français pour ...

les fondations, les sous-stations électriques et l’électronique de puissance de l’infrastructure d’énergie : STX France, Eiffage (Eiffel) et Alstom Grid (Alstom).

STX et Eiffage sur les fondations

Les fondations prévues pour les éoliennes seront de type jacket (illustration ci-contre) et cela sur les deux zones ciblées par le consortium, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire. Un accord-cadre non exclusif a été signé avec STX France et Eiffage, qui travaillent sur cette approche : une structure creuse formée par un maillage d’acier de plusieurs centaines de tonnes, capable de recevoir le mât de l’éolienne.

Au total, le consortium prévoit 96 éoliennes (480 MW cumulés) sur Saint-Nazaire et 100 unités (500 MW) sur Saint-Brieuc, soit autant de fondations que pourraient fournir à 50/50 STX France et Eiffage. Le premier développe la fondation Fondéol et prévoit de la produire sur ses chantiers de Saint-Nazaire. Le deuxième s’est rapproché ces derniers mois du néerlandais Smulders, spécialiste européen de jackets, et vise un port français pour produire les structures.

Eiffage serait sur les rangs pour reprendre le chantier de réparation naval de Sobrena à Brest (Finistère), actuellement en redressement judiciaire, selon la presse bretonne. Il est possible que le groupe cherche à reconvertir le site en base industrielle pour ses fondations. Le repreneur de Sobrena devrait être connu courant février.

STX et Alstom pour la sous-station

En cas de succès à l’appel d’offres, STX France a aussi été sélectionné pour livrer la sous-station électrique de chaque parc. Ce sont des plateformes offshore qui accueillent une base de vie et le noeud électrique qui « réunira » l’électricité produite par la ferme pour l’envoyer sur le réseau électrique à terre. STX développe le modèle Wattéole, une plateforme montée sur une fondation de type jacket.

L’équipe d’Iberdrola et d’Eole-RES a été cherché Alstom Grid, enfin, pour équiper cette sous-station de toute l’électronique de puissance nécessaire. Le groupe français se développe de plus en plus sur ce marché et vient de remporter un beau contrat en Allemagne pour fournir un poste électrique à la ferme Nordsee Offshore MEG 1 de 400 MW. Alstom Grid fournit déjà les futurs parcs allemand Meerwind (288 MW), EnBW Baltic 2 (288 MW) et Borkum West II. Si le consortium remporte une ou deux zones, Alstom ajouterait donc des contrats français à son portefeuille.

Le tandem Iberdrola et Eole-RES comptait déjà dans son équipe Areva pour les turbines, Technip pour l’installation et Neoen Marine pour le développement. Il est positionné sur les zones de Saint-Nazaire (750 MW maximum) et Saint-Brieuc (500 MW) et fait face à deux consortiums concurrents : EDF Energies Nouvelles / Dong Energy  et GDF Suez / Vinci / CDC Infrastructure.

« Avec nos partenaires Areva, Technip et Neoen Marine, nous avons signé de nombreuses lettres d’intention pour renforcer notre offre », nous a expliqué Jean-Christophe Chomette, directeur France d’Iberdrola. Les noms de tous les partenaires ne sont pas encore connus, mais l’offre se précise.

De son côté, Louis-François Durret, le nouveau patron de la branche énergies renouvelables d’Areva, ne dévoile pas encore le nom du fabricant des mâts pour les turbines. « Ce sera un fournisseur français et nous cherchons actuellement la meilleure option pour localiser la production dans un port », précise néanmoins le dirigeant.