Top 10 des infos cleantech à l’international 2011

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La fin de l’année approche. Après les dix informations marquantes en France en 2011, GreenUnivers revient sur dix événements majeurs à l’international pour les cleantech.

  • Après Fukushima,  l’Allemagne accélère dans les énergies renouvelables

Le tsunami qui a ravagé le nord-est du Japon en mars a gravement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, rappelant que cette énergie n’est pas sans risque. Un accident qui a relancé le débat sur le nucléaire dans le monde entier et poussé l’Allemagne à faire machine arrière. Berlin a annoncé l’arrêt de ses 17 réacteurs nucléaires pour 2022, ce qui conduit ses grands industriels et énergéticiens comme Siemens, Bosch ou E.ON à s’intéresser davantage aux énergies renouvelables. Déjà, selon la fédération allemande des industries et de l’énergie, les énergies renouvelables sont devenues la deuxième source énergétique du pays pour la première fois en 2011.

  • Hécatombe dans le solaire…

Les prix des panneaux photovoltaïques se sont effondrés cette année, poussés notamment par la surproduction asiatique et le ralentissement de la demande après la baisse des subventions en Europe, notamment en Allemagne, au Royaume-Uni et en France. Les petites et moyennes sociétés du secteur ont été durement touchées partout dans le monde. La faillite la plus médiatique a été celle de l’entreprise américaine Solyndra, fortement soutenue par le président Barack Obama. Mais d’autres grands du secteur sont en faillite, comme les allemands Solon et Solar Millennium (solaire thermique), et les groupes chinois ont aussi des difficultés.

  • … mais de nouveaux investisseurs arrivent !

Malgré la crise, les poids lourds de l’industrie et de la finance s’intéressent au solaire : le magnat Warren Buffett termine l’année avec deux gros investissements dans le secteur en moins d’un mois, dont la méga-ferme Topaz de First Solar (550 MW) et Google vient d’investir dans quatre grandes centrales au sol en Californie, aux côtés du fonds KKR. Quant à la jeune société américaine Stion (couches minces), elle vient de lever 130 millions de dollars auprès d’investisseurs coréens : un record !

  • Effervescence dans le smart grid

Les réseaux intelligents sont clairement une cible privilégiée des grands groupes : Toshiba a racheté le n° 1 mondial des compteurs intelligents, le suisse Landys+Gyr, Siemens s’est emparé de la société américaine eMeter (gestion des données des compteurs intelligents), Schneider Electric a multiplié les acquisitions… En parallèle des fusions-acquisition tous azimuts, les projets de smart grid se sont multipliés dans le monde.

  • Les chinois s’attaquent aussi à l’éolien

Après le solaire, les Chinois se lancent à la conquête de l’éolien. Déjà, les deux premiers leaders chinois, Sinovel et Goldwind, se sont hissés en moins de 2 ans parmi les 5 premiers mondiaux. Une performance liée essentiellement au boom du marché chinois, où ils réalisent 99% de leurs ventes. L’Etat soutient désormais vigoureusement l’expansion à l’international de ces jeunes entreprises : le troisième fabricant chinois, Ming Yang Wind Power, n°11 mondial, vient d’obtenir 5 milliards de dollars de crédits auprès de la banque publique China Development Bank Corp.

  •  Les parcs éoliens offshore fleurissent en Europe du Nord

Les parcs éoliens offshore poussent comme des champignons en mer du Nord. La compagnie suédoise Vattenfall, n° 2 mondial de l’éolien offshore, construit déjà dans cette zone un grand parc de 288 MW, Dan Tysk, et compte lancer un parc encore plus grand, 576 MW, au large de l’île de Sylt, baptisé Sandbank24. La Grande-Bretagne et l’Allemagne rivalisent de grands projets. L’engouement pour l’éolien offshore ne risque pas de s’estomper de sitôt : 14% de l’énergie européenne pourrait être produite par les éoliennes en mer en 2030.

  • Où sont les voitures électriques ?

Attendus encore et toujours, les véhicules électriques peinent à trouver leur place sur le marché, malgré les dispositifs d’incitations à l’achat mis en place dans de nombreux pays. Tout comme en France, les ventes des véhicules électriques en Europe sont restées marginales. Le coût encore élevé de ces modèles et leur faible autonomie – et le manque de bornes de recharge – restent les principaux freins à l’essor des ventes.

  • Les LED se préparent un avenir lumineux

2011 restera comme l’année des LED :  elle séduisent les investisseurs qui croient dur comme fer à leur succès. En France, Homelights, Ledpower, Neolux ou encore Lucibel ont levé des fonds. A l’international, les sociétés américaines SoraaBridgelux, Nuventix, Lemnis Lighting, Adura et Redwood Systems, ou encore la canadienne Lumenpulse, l’allemande Azzurro, l’irlandaise Nualight (qui a racheté un concurrent) et la suisse Emerald ont toutes été financées.

  • Les biocarburants ont la cote

Nombre de jeunes sociétés des biocarburants ont réussi à séduire des investisseurs privés mais aussi la Bourse : Gevo en début d’année, Solazyme en mai  et KiOR en juin. D’autre sociétés ont déjà annoncée des IPO  dont BioAmberMascoma, Fulcrum BioEnergy et Coskata (dont Total détient plus de 5%).

  • GE réalise le plus gros investissement de l’année

Le groupe General Electric acquiert en mars 90% de l’un des fleurons français de la conversion électrique et de l’automation, Converteam (ex Alstom Power Conversion). Pour cela, il n’a pas hésité à débourser 3,2 milliards d’euros…