Très américain, le Global Cleantech 100 distingue trois sociétés françaises

Print Friendly, PDF & Email

Trois sociétés françaises dans le top 100 mondial 2011 des entreprises éco-innovantes, réalisé par le Cleantech Group et The Guardian, cela peut ne pas sembler énorme. Et  pourtant ! Dans un classement dominé par les entreprises américaines – 58 sur 100 -, figurer parmi les lauréats est déjà un petit exploit. La France appartient au club très sélectif des 16 pays représentés avec autant d’entreprises que le Canada ou la Chine. Elle gagne une place par rapport à l’année dernière.

Solairedirect revient, Recupyl et McPhy confirment leur position

Fondée en 1993 et spécialisée dans le recyclage des piles, Recupyl, fait partie des lauréats pour la troisième fois consécutive. La société, implantée depuis 2010 aux Etats-Unis grâce à une co-entreprise avec l’américain Battery Solutions, est clairement perçue comme une valeur sûre des cleantech.

Le spécialiste du stockage d’énergie stationnaire McPhy Energy est lui présent pour la deuxième année consécutive. La société grenobloise vit une année charnière en 2011 : elle s’est engagée en début d’année dans un embryon de développement commercial qui lui a permis de vendre à l’énergéticien italien Enel un réservoir pilote qui stockera de l’énergie issue du solaire et de l’éolien.

Enfin le groupe photovoltaïque Solairedirect récupère sa place dans le classement, qu’il avait perdue en 2010. La société, qui a suspendu ses projets de sites industriels dans l’Hexagone mais avance en Poitou-Charentes, profite d’une bonne image auprès des professionnels des cleantech même dans la période de crise que traverse le secteur.

Si le Global Cleantech est un classement prestigieux, tous ses lauréats ne roulent pas vers la gloire. En 2009, par exemple, il voyait un avenir radieux à une société américaine très prometteuse : le fabricant de « tubes » solaires Solyndra. Las ! Malgré près d’un milliard de dollars apportés par des fonds privés et un demi-milliard de crédits garantis octroyés par le gouvernement fédéral, l’entreprise a fait faillite fin août.