Jour J pour l’éolien offshore en France

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Après des mois d’attente, le gouvernement vient d’annoncer lundi le lancement  de l’appel d’offres pour le développement de 3.000 MW sur 5 sites au large des côtes de l’Atlantique et de la Manche, dont le cahier des charges est disponible sur le site de la CRE (Commission de régulation de l’énergie). Un marché de plus de 10 milliards d’euros, qui déchaîne les convoitises chez tous les grands industriels. Mardi 12, le texte a été présenté à Paris par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC).

Trois consortiums sont pour l’instant en lice : EDF EN/Alstom/Dong Energy, qui espère rafler la majeure partie du gâteau, GDF Suez/Areva/Vinci et Iberdrola/Areva. Les gagnants seront sélectionnés début 2012, date à laquelle sera lancé le 2ème appel d’offres, pour 3 GW supplémentaires d’éoliennes en mer.

Plus en détail, la date butoire de remise des offres à la CRE est fixée au 11 janvier 2012 et une présélection est prévue en avril 2012. Les candidats seront définitivement retenus courant 2013, à l’issue d’une ultime étape de « levée des risques » pour confirmer la faisabilité du projet. La mise en service des installations est prévue progressivement entre 2015 et 2020.

Un second appel d’offres suivra le premier en avril 2012. Ce deuxième round portera au minimum sur 3.000 MW, voire plus, pour contribuer à l’objectif d’un parc cumulé de 6.000 MW à l’horizon 2020 prévu par le Grenelle de l’Environnement. En vue de ce deuxième round, le gouvernement annonce le début du processus de concertation, mené au niveau des préfets, pour l’identification des nouvelles zones propices.

Dans le cadre du premier round éolien offshore, plusieurs consortiums ont déjà déclaré qu’ils déposeraient une offre sur tout ou partie des 5 zones, dont voici le détail, recensé par GreenUnivers :

– Le Tréport (Seine-Maritime, 750 MW) :

  • Consortium Alstom / EDF EN / Dong Energy
  • Consortium Areva / GDF Suez (La Compagnie du Vent) / Vinci

– Fécamp (Seine-Maritime, 500 MW)

  • Consortium  Alstom / EDF EN / Dong Energy / WPD Offshore
  • Consortium Areva / GDF Suez (Maïa EolMer) / Vinci

– Courseulles-sur-Mer (Calvados, 500 MW)

  • Consortium  Alstom / EDF EN/ Dong Energy / Poweo Energies Renouvelables / WPD Offshore
  • Consortium Areva / GDF Suez (Maïa EolMer) / Vinci

– Saint-Brieuc (Côtes d’Armor, 500 MW)

  • Consortium Alstom / EDF EN/ Dong Energy/ Nass&Wind Offshore / Poweo Energies Renouvelables
  • Consortium Areva / Iberdrola

– Saint-Nazaire (Loire-Atlantique, 750 MW)

  • Consortium Alstom / EDF EN/ Dong Energy/ Nass&Wind Offshore
  • Consortium Areva / Iberdrola

D’autres acteurs, comme l’alliance française Neoen / CDC, le groupe britannique RES ou portugais EDP Renovaveis, et des turbiniers comme Vestas ou Siemens ne se sont pas encore déclarés officiellement et pourraient créer la surprise.

Cet énorme chantier industriel est aussi une compétition entre les ports, où seront assemblées les éoliennes géantes. Sur ce sujet voir notre dossier en cours :

Eolien en mer – Les ports (1) : Bordeaux lance un appel à candidatures aux industriels

Eolien en mer – Les ports (2) : Le Havre met deux scénarios sur la table

– Eolien en mer – Les ports (3) : suite du feuilleton cet été sur GreenUnivers…

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6 COMMENTS

  1. Encore une fois ca serait vraiment dommage qu’il n’y est qu’EDF et sa relation particulière avec l’État qui remporte ce marché, GDF-Suez possède une expérience de plusieurs années, un savoir faire et un partenariat avec des cabinets d’étude et d’ingénieur qui pourraient être un atout dans ce genre de défie. Et même si la France n’est pas un précurseur dans cette technique, il serait intéressant de tourner la page du nucléaire petit à petit en proposant de nouvelles sources.

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