Près de 80% d’énergies renouvelables en 2050 ? Possible mais cher (Giec)

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77% de l’approvisionnement énergétique mondial pourrait être couvert par les énergies renouvelables à l’horizon 2050, selon le scénario le plus positif d’un nouveau rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), présenté hier à Abou Dhabi. Ce qui représenterait un saut considérable : en 2008, les énergies renouvelables répondaient à 12,9% des besoins en énergies primaire dans le monde. Dans le détail, la biomasse arrivait largement en tête (10,2%), devant l’hydraulique (2,3%), l’éolien (0,2%), le solaire (0,1%), la géothermie (0,1%) et l’énergie marine (0,002%). De leur côté, les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) représentaient 85% et le nucléaire 2%.

Le groupe d’experts de l’ONU a établi plus de 160 scénarios pour les prochaines décennies, dont le moins optimiste table sur une part des énergies renouvelables de 15% dans la production d’énergie primaire de la planète en 2050.

S’il est possible de recomposer le mix énergétique mondial pour donner la primauté aux énergies renouvelables dans les prochaines décennies, c’est cependant à un coût très élevé. Selon quatre scénarios qui ont fait l’objet d’une analyse détaillée des experts du climat, les investissements dans la production d’électricité devraient être compris entre 1 360 et 5 100 milliards de dollars d’ici à 2020, puis entre 1 490 et 7 180 milliards de dollars pour la décennie suivante.

Le rapport rappelle que les énergies renouvelables ont fortement progressé ces dernières années grâce à un effort des politiques publiques, la baisse des coûts technologiques et la hausse du prix des énergies fossiles : en 2008 et 2009, elles ont représenté près de la moitié des 300 GW produits par les nouvelles capacités de production électrique qui sont venues s’ajouter aux infrastructures existantes dans le monde.

Télécharger ici le Rapport du GIEC- Mai 2011 (PDF)

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2 COMMENTS

  1. « Cher » mais tout est cher ma bonne dame. Le stockage du carbone sera cher, les impacts sur la santé à long seront chers, explorer toutes les voies de l’efficience énergétique sera cher, palier aux dégâts à venir – en vrac, exploitations pétrolières off shore, pipelines, gaz de schiste, et je ne parle pas du retraitement des déchets nucléaires, ça, on a pas les prix.
    Au moins le GIEC donne des pistes et des recommandations, qui, entendues par les gouvernements peuvent faire changer la donne. Après tout, ce que chaque pays cherche, c’est l’indépendance énergétique, et les énergies renouvelables sont une piste.
    Mais peut-être est ce que c’est le secteur privé qui va se saisir du sujet plus rapidement? Le privé sait qu’un investissement est nécessaire pour un ROI à plus ou moins long terme. Or le GIEC dit aussi que la demande en énergie est potentiellement énorme du côté des non raccordés au réseau – principalement les pays en développement. Nouveaux utilisateurs, nouveaux clients, nouveau chiffre d’affaire, nouveaux bénéfices. Les investisseurs sauront s’y retrouver, ils savent très bien calculer un ROI après investissement. Cher, mais rentable, finalement? Céline, http://www.hotwirepr.com

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