L’Allemagne débloque encore 1 Md € pour les voitures électriques, mais sans prime à l’achat (Premium)

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L’Allemagne refuse de dépenser autant pour les voitures électriques que pour le solaire. Pour atteindre son objectif d’un million de voitures électriques sur ses routes pour 2020, Berlin va quand même doubler son aide à la R&D des constructeurs, en déboursant 1 milliard d’euros supplémentaires d’ici à 2013 – qui s’ajoutera au milliard déjà annoncé l’an dernier.

Angela Merkel a aussi annoncé une série d’incitations qui visent les flottes publiques : le gouvernement achètera 10% de ses nouveaux véhicules en modèles électriques, les voitures électriques seront exemptées de taxe auto pendant 10 ans, pourront circuler dans les couloirs de bus en ville, avec des places de parking gratuites…

Stratégie contraire de celle du solaire

Mais contrairement à la plupart des grands pays, l’Allemagne refuse toujours d’allouer une prime à l’achat de voitures électriques, qui selon Angela Merkel n’est « pas une bonne réponse ». Même si le parti allemand des Verts réclame toujours une prime à l’achat de 5.000 euros – comme en France.

Visiblement Berlin ne veut pas répliquer la stratégie appliquée au solaire, qui a permis au pays d’être très tôt l’incontestable leader mondial du photovoltaïque, mais à coup d’aides généreuses garanties 20 ans qui se traduiront au final par un coût exorbitant. Un système dont il est difficile de sortir : Berlin vient de limiter ces aides, mais très prudemment.

Les Etats-Unis offrent eux une prime fédérale de 7.500 dollars, plus des primes par Etat atteignant souvent 5.000 dollars, comme en Californie. L’Espagne a promis 6.000 euros et la Chine offre les primes les plus élevées du monde. (Pour un bilan, voir notre Tour du monde des primes à l’achat de voitures électriques).

Sans une telle prime, il sera ...