Éolien terrestre : la balance commerciale de la France (presque) à l’équilibre

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La France a installé près de 6.000 MW d’éolien terrestre, soit environ 3.500 turbines, et elle affiche un rythme annuel d’installations autour de 1.100 MW en 2010. La balance commerciale du secteur tend aujourd’hui vers l’équilibre, a estimé le Syndicat des énergies renouvelables lors d’une conférence de presse à Paris ce matin. Certes, le pays importe les turbines dont il a besoin, mais exporte de nombreux composants d’éoliennes vers les intégrateurs et turbiniers.

En 2010, 941 millions d’euros d’exportations ont été enregistrés par l’industrie française de l’éolien, pendant que le pays importait 1.079 millions d’euros. Le solde commercial est donc légèrement négatif de 138 millions d’euros.

« La France n’a pas raté le train de l’éolien », affirme ainsi Jean-Louis Bal, président du SER, qui souligne que le potentiel de développement industriel est loin d’être épuisé, à la fois à terre comme en mer. Une performance qui contraste avec le milliard d’euros de déficit extérieur que présente la filière photovoltaïque française.

Par ailleurs, le syndicat souligne la bonne tenue de l’industrie française de l’éolien, qui emploie 5.000 emplois environ, alors même que le secteur est souvent pris dans une instabilité réglementaire, avec un durcissement des conditions du marché ces dernières années. Au total, 11.000 personnes travaillent dans l’ensemble de la filière, et ce chiffre pourrait passer à 60.000 en 2020.

180 entreprises impliquées dans la fabrication de composants éoliens sont aujourd’hui recensées par le SER. Et de nouveaux acteurs, comme des grands comptes, lorgnent le marché : DCNS, EADS, Eiffel, Jeumont Electric, STX France, etc. Avec le dispositif Windustry France par exemple, le SER souhaite transformer l’essai de l’industrie éolienne française.