Bruxelles veut bouter les voitures à essence hors des villes

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Haro sur les véhicules à carburant traditionnel (essence, diesel) dans les villes ! Leur élimination est l’objectif le plus spectaculaire du programme « Transports 2050 » adopté aujourd’hui par la Commission européenne, qui vise à réduire de 60% les émissions de CO2 liées aux transports d’ici à 2050 tout en limitant aussi la dépendance au pétrole.

Les autres modes de transports ne sont pas oubliés : Bruxelles veut porter à 40 % la part des carburants durables à faible teneur en carbone dans l’aviation, réduire d’au moins 40 % les émissions dues au transport maritime et faire en sorte que 50% du transport routier de passagers et de fret sur moyenne distance s’effectue par voie ferrée et par voie navigable.

Les transports urbains = 25% des émissions de CO2 des transports

Pour les transports urbains, la feuille de route prévoit un palier : réduire de moitié le nombre de véhicules de transport urbain (voitures particulières, taxis, fourgonnettes de livraison…) fonctionnant aux carburants classiques d’ici à 2030 pour ensuite les faire progressivement disparaître des villes d’ici à 2050.

Si Bruxelles est aussi énergique pour les transports urbains, c’est qu’ils représentent le quart des émissions de C02 des transports. 75% des trajets dans les villes européennes sont encore aujourd’hui effectués en voiture.

Pour parvenir à l’objectif visé, la feuille de route préconise un éventail de mesures : développer les infrastructures nécessaires aux véhicules électriques, les transports publics, mise en place d’une fiscalité avantageuse, introduction de péages urbains… La Commission envisage également de généraliser le principe de « pollueur payeur » aux utilisateurs : inclure dans les prix payés par les consommateurs pour utiliser les transports les coûts liés à la pollution, le bruit… La Commission suggère aux villes d’une certaine taille d’adopter des plans de mobilité urbaine pour intégrer ces différents éléments.

Voilà en tout cas de quoi donner des ailes aux marchés des véhicules propres (motorisations électriques, hydrogène…) et, à un moindre niveau, aux modes de transports alternatifs (covoiturage, autopartage…) qui ont encore du mal à décoller.

Pour accéder à l’intégralité du Plan « Transports 2050 », cliquer ici (Site de la Commission européenne).