Eolien offshore : le gouvernement précise les modalités de l’appel d’offres

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Après  l’annonce hier par le président de la République du lancement prochain de l’appel d’offres pour l’installation de 3 GW de parcs éoliens offshore au large des côtes de la Manche et de l’Atlantique, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, en a précisé les modalités ce matin lors du Conseil des ministres.

Quel sera le calendrier ?

L’appel d’offres sera lancé en mai 2011 par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) pour une remise des offres en novembre 2011. L’attribution interviendra au premier semestre 2012. Le gouvernement précise que les critères d’attribution seront le prix d’achat de l’électricité, la qualité des projets industriels et l’insertion des projets dans l’environnement maritime.

Rappelons que l’État ne fixera pas de tarif de rachat. Ce sont les opérateurs qui devront proposer un juste montant du kilowattheure, résultat d’un compromis entre le seuil de rentabilité et un prix de rachat acceptable par EDF.

La mise en service des premières turbines est prévue à partir de 2015.

Quelles sont les zones précises d’implantation et pour quelles puissances ?

Cinq zones ont été retenues par l’Etat,  dont les plus importantes sont celles de Saint-Nazaire et Le Tréport :

– Le Tréport (Seine-Maritime, Somme) – 110 km2, pour une puissance maximale de 750 MW;
– Fécamp (Seine-Maritime) – 88 km2, pour une puissance maximale de 500 MW ;
– Courseulles-sur-Mer (Calvados) – 77 km2, pour une puissance maximale de 500 MW ;
– Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) – 180 km2, pour une puissance maximale de 500 MW ;
– Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) – 78 km2, pour une puissance maximale de 750 MW.

La limitation à ces cinq zones réduit à néant les chances de plusieurs projets qui étaient dans les cartons des développeurs mais qui sont situées dans d’autres zones. En septembre dernier, après une enquête auprès des entreprises, GreenUnivers avait identifié 36 projets de parcs offshore, à des stades plus ou moins avancés, représentant une puissance potentielle de 8 000 MW. Ils étaient portés par une quinzaine d’entreprises. Lire : Repère : 36 projets de parcs éoliens offshore en France

Patricia Laurent