Canibal et Phytorestore, deux start-up primées

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Canibal et Phytorestore sont les deux start-up récompensées dans le cadre du Trophée NYSE Euronext du Clean Green Event, une conférence réunissant investisseurs des cleantech et jeunes pousses à Paris, qui se termine aujourd’hui et dont GreenUnivers était partenaire.

Le Trophée Innovation a été remis à Canibal, une jeune entreprise installée à Suresnes (Hauts-de-Seine) spécialisée dans le recyclage. Initialement fondée en 2002, la société a été reprise en 2009 par trois managers (Benoît Paget, Stéphane Marrapodi et Charles Boonen) qui ont fait évoluer son business modèle. Son concept : organiser le recyclage des emballages boissons avec un collecteur qui se veut intelligent et ludique. Intelligent car il collecte et compacte trois types de déchets (canettes, bouteilles en PET et gobelets) qu’il sait identifier grâce à une analyse combinant une reconnaissance de la forme, la lecture du code barres et la mesure du poids. Et ludique car une interface interactive par écran tactile propose un Jackpot et des offres promotionnelles. De quoi inciter les consommateurs à adopter un geste citoyen.

L’entreprise, qui compte six personnes dont les trois fondateurs, est en phase de pré-commercialisation. Un premier contrat a été signé avec le Crous de Paris et un autre avec une PME. Une centaine de collecteurs devraient être installés d’ici à l’été 2011. « Nous visons 10 000 collecteurs installés d’ici à cinq ans », indique Benoît Paget. La fabrication de pré-séries (sous-traitée à un bureau d’études) démarre dans quelques jours.

Canibal va boucler d’ici à fin décembre un premier tour de table « friends and family » et voudrait réaliser une nouvelle levée de fonds plus importante en 2011.

De son côté, Phytorestore a reçu le Trophée Croissance. Cette entreprise, fondée en 2004 et basée à Paris, est spécialisée dans la restauration des ressources par les plantes. Elle a développé un concept de « jardin filtrant » : un espace paysager réservé au traitement des pollutions de l’eau, de l’air et des sols par phytorestoration, grâce essentiellement à la technique des zones humides reconstituées.

L’entreprise emploie 30 salariés et réalise 4 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont plus de la moitié hors de France. Elle travaille au Brésil, en Chine, au Maghreb… « Notre business modèle a beaucoup évolué au fil des ans : dans les cleantech, les business modèles sont à inventer et il ne faut pas hésiter à bouger les lignes », souligne le PDG, Thierry Jacquet.

Phytorestore est encore une entreprise familiale : elle appartient aux fondateurs et dirigeants, épaulés par la famille Bianco (une famille d’industriels de la sidérurgie). Mais elle veut lever des fonds en 2011 pour financer le développement de ses biofermes, un concept testé en Seine-et-Marne avec une triple vocation : accueillir une pépinière de plantes dédiées à la dépollution, un centre de traitement des déchets organiques par jardin filtrant et un laboratoire consacré au traitement des pollutions (eaux, air et sols) par des solutions végétales.