Helène Pelosse, une proche de Borloo, quitte l’Irena

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Seize mois seulement après sa nomination, la française Hélène Pelosse, une ancienne proche collaboratrice de Jean-Louis Borloo, va quitter son poste de directrice générale de l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena), basée à Abu Dhabi. Un communiqué de l’organisation évoque « le départ de l’actuelle directrice générale par intérim, Hélène Pelosse, et la nomination d’un nouveau directeur général par intérim » lors de la quatrième commission préparatoire de l’Irena, organisée les 24 et 25 octobre à Abu Dhabi.

Cette quadra dynamique est l’ancienne directrice ajointe du cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l’Ecologie. Elle pourrait reprendre très bientôt un poste à Paris.

Elle avait été désignée directrice générale par intérim de l’Irena en juin 2009 après une campagne très offensive.

L’Irena a été fondée en janvier 2009 pour favoriser le développement des énergies renouvelables et la coopération entre les pays du Nord et du Sud dans ce domaine. Elle est « encore une start-up » selon l’expression d’Hélène Pelosse, qui avait accordé un entretien à GreenUnivers la semaine dernière lors d’un passage à Paris.

Diplômée de l’Essec, inspectrice des Finances, Hélène Pelosse a pour l’instant mené une carrière conjuguant diplomatie et environnement. Elle a œuvré au secrétariat général des Affaires européennes de 2001 à 2006, avant d’être détachée au cabinet d’Angela Merkel, durant la présidence allemande de l’Union européenne. En 2007, après l’élection de Nicolas Sarkozy, elle rejoint le ministère de l’Écologie, d’abord auprès d’Alain Juppé puis de Jean-Louis Borloo. Elle a travaillé au Grenelle de l’environnement avant de participer aux délicates négociations sur le « Paquet climat-énergie » lors de la présidence française de l’UE.

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8 COMMENTS

  1. Hélène Pelosse, la directrice française de l’Irena affirme qu’Abou Dhabi a demandé sa tête
    La Française Hélène Pelosse, qui quitte son poste de directrice de l’Institut international pour les énergies renouvelables (Irena) basé à Abou Dhabi, a affirmé lundi à l’AFP que l’émirat pétrolier avait « demandé (sa) tête » et fait état de « manoeuvres d’intimidation ».

    « Les Emirats ont demandé ma tête à la France », a déclaré Mme Pelosse lors d’un entretien téléphonique. En juin, « ils ont demandé à la France de me faire démissionner (…), mon départ a été acté hier », et « je prends l’avion demain », a ajouté cette ex-collaboratrice du ministre français de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo.

    Mme Pelosse, énarque de 40 ans, avait été élue en juin 2009 à la tête de la première agence internationale pour la promotion des énergies renouvelables, notamment dans les pays en voie de développement.

    Son intérim sera assurée par le Kenyan Adnan Amin lors de la quatrième commission préparatoire de l’Irena qui réunit quelque 400 délégués de plus de 100 pays depuis dimanche à Abou Dhabi. Un nouveau directeur général sera élu d’ici mars, a précisé Mme Pelosse.

    L’Irena n’a pas avancé de raison officielle à son départ.

    « Depuis que je suis là, j’ai fait plusieurs choses qui ont fait qu’à chaque fois, le ministre des Affaires étrangères (des Emirats arabes unis) appelait Paris en disant: +Ca ne nous plaît pas du tout+ », déclare-t-elle.

    Elle cite notamment sa décision de porter lors de la conférence de Copenhague sur le climat, fin 2009, un tee-shirt où il était marqué « l’Irena recrute 50% de femmes ». « ‘L’idée était d’attirer l’attention » sur la jeune organisation, « faire parler de l’Irena », explique-t-elle.

    Mme Pelosse souligne également qu’en juin, lors d’un comité administratif à Abou Dhabi, elle a publiquement reproché à l’Emirat de tarder à rembourser des factures, mettant en péril l’avenir financier de l’Institut.

    « J’ai énormément de pressions, il y a des manoeuvres d’intimidation », assure-t-elle. « Il y a eu des intrusions dans ma maison, mon téléphone est plombé, mes bagages fouillés à l’hôtel, le bâtiment de l’Irena sur-écouté », explique-t-elle, affirmant craindre pour sa sécurité.

    L’Irena conseille les gouvernements sur toute la gamme des questions techniques et financières liées à la lutte contre le réchauffement climatique.

    (Source AFP)

    Lundi 25 Octobre 2010

  2. Pourquoi ces invectives contre une femme apparemment courageuse et en tous cas compétente.

    D’aprés Le Monde d’hier,elle aurait fait l’objet de pressions des autorités locales pour qu’elle démissionne en raison de son féminisme aigu…
    Dommage car c’est la France qui avait obtenu de la communauté mondiale que le siège de l’Irena soit à Abu dhabi…
    Perte d’influence de la France dans la région?
    Après la perte du marché de la centrale nucléaire en raison du comportement haineux des 2 prétendants français entre eux,ce qui nous a ridiculisé…
    Décidément on ne fait rien pour établir une tête de pont durable aux Emirats pourtant engagés dans une politique de développement impressionnante des infrastructures…
    Et toujours pas de français en vue à MASDAR,laboratoire mondial des énergies renouvelables…

    http://www.ecocopro.com

  3. Mais que vient faire Monsieur Sami Chidiac dans ce forum ?
    Inculte (« son jardinet privé où l’on peut, à la française, provoquer tout son saoul… »), xénophobe et grossier avec çà !
    Il est vrai que pour la liberté d’expression, ce n’est pas au pays du Cèdre qu’il peut la pratiquer alors c’est ailleurs qu’il s’exerce…sans risque.
    Un peu de dignité Monsieur Chidiac et surtout de courage pour dire en face de Mme Pelosse tout le bien que vous pensez d’elle puisque vous semblez si bien la connaître.
    Passez votre chemin si votre seule contribution « Green Business » se résume à la triste logorrhée dont vous nous abreuvez.

  4. La mère Pelosse s’est crue intouchable … et a peut-être pensé qu’Abu Dhabi était son jardinet privé où l’on peut, à la française, provoquer tout son saoul…
    Manque de pot, quand on est à l’étranger, il vaut mieux être discret, on est en général plus efficace. Mais la discrétion et la mère Pélosse, ça fait deux!!!. l’efficacité aussi , d’ailleurs ce n’est pas tout à fait ce qu’on lui demande à cette oie de salons … J’aimerais bien savoir combien ça gagne un machin qui sert à rien en vacances aux émirats… payée par qui, devinez bien …
    Enfin, ça fait toujours rire de voir ces egins remis à leur place… Moins de les voir revenir glousser et se trémousser à Paris .

  5. Bonjour,

    Par poste de rêve, j’entends poste ideal pour être au cœur des EnR et ainsi connaitre, participer et anticiper les prochaines évolutions de ce secteur. Je ne voulais pas dir autre chose. Quant a être « femme, blonde et francaise au milieu de ces machos », j’ose espérer que Mme Pelosse a depuis longtemps réussi a surpasser cela. Ne pas oublier qu’elle a été membre du cabinet de ministere, ou la aussi le milieu est plutôt « macho », non ?
    Pour mes prédictions dans le marc, c’est plus un clin d’oeil a notre bonne vieille politique francaise qui « fait et défait » les cabinets avant même que cela ne soit officiel. N’empêche que je serai curieux de voir ou sera Mme Pelosse dans un mois….
    A vous lire,
    Cordialement
    Christophe

  6. Je voudrais dire à Christophe (qui peut lire dans le marc de café) que le « poste de rêve à Abu Dhabi » n’engage que sa propre appréciation d’une situation un peu plus complexe : en effet, une femme, française et blonde de surcroît, désignée comme Directrice Générale Intérimaire d’IRENA au nez et à la barbe des « machos » qui siègent aux Commissions Administrative et/ou Préparatoire ne pouvait que courroucer ces messieurs…qui ont tout simplement pris leur revanche.
    IRENA risque de pâtir de l’absence de Mme Pelosse, ardente supportrice des Énergies Renouvelables et leader appréciée des personnels de l’Agence.
    Charline

  7. Bonjour à tous,

    Reflechissons un peu… ancienne DirCab adjointe de Borloo… part pour un poste de rêve pendant 4 ans à Abu Dhabi….Rumeurs de Borloo à Matignon…. Démission express de Mme Pelosse pour retour à Paris.

    Moi, je prends les paris : Mme Pelosse dans le cabinet de Borloo à Matignon d’ici le 15 novembre..

    Cordialement,

    Christophe

  8. Il ne faut pas la laisser partir!

    Pour une fois que la France est présente sur le terrain international en matière de qualité environnementale…
    Je reviens d’Abu-dhabi et j’ai surtout vu une présence anglaise,canadienne et américaine qui se battent pour la reconnaissance de leurs certifications BREEAM ou LEED,
    Alors que nous avons d’aussi bonnes certifications du type HQE …
    Et que faisons-nous dans le projet pharaonique MAZDAR?
    Rien!
    Absolument rien!
    C’est déplorable.
    Qui veut monter un projet français à Masdar se fasse connaitre…

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