Deux cleantech françaises saluées par les Américains… c’est tout !

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Plus de 50 sociétés américaines, 11 britanniques, 7 allemandes et seulement 2 françaises… Voilà une partie du cru du Global Cleantech 100, un classement dont l’objectif est d’identifier les 100 entreprises éco-innovantes ayant le plus de potentiel dans le monde. Sur le fond, le palmarès 2010 ne se démarque que très peu de celui de 2009 : environ 90 % des sociétés sont issues d’Amérique du Nord et d’Europe, avec une domination sans partage des Etats-Unis et des places de choix pour le Royaume-Uni et l’Allemagne. La France fait encore moins bien qu’en 2009, avec seulement deux lauréats, contre trois lors de l’édition précédente.

Dans l’Hexagone, les responsables de ce classement – le Cleantech Group, cabinet d’études californien sur les technologies propres, et le quotidien britannique The Guardian – ont retenu McPhy Energy et Recupyl, toutes deux implantées dans la région grenobloise (Rhône-Alpes). Recupyl figurait déjà dans le Global Cleantech 100 en 2009.

Recupyl couronnée pour la deuxième année consécutive

McPhy Energy est spécialiste du stockage d’énergie stationnaire, avec une technologie de batterie utilisant l’hydrogène sous forme d’hydrure de magnésium. Fondée en 2008 et présidée par Pascal Mauberger, la start-up est en phase d’industrialisation et a levé 13,7 millions d’euros en juillet dernier, notamment auprès du fonds Sofinnova Partners.

Plus ancienne, Recupyl a levé de son côté 14,5 millions d’euros fin 2008 auprès notamment de son actionnaire historique, Aloe Private Equity, et de nouveaux partenaires. Fondée en 1993 et spécialisée dans le recyclage des piles, armée de plusieurs brevets, l’entreprise s’est installée en début d’année aux Etats-Unis, créant une co-entreprise (Recupyl Battery solutions) avec l’américain Battery Solutions. Cette nouvelle nomination consacre définitivement la société comme l’une des plus prometteuses au monde.

Lors de l’édition 2009, outre Recupyl, le Global Cleantech 100 avait couronné Solairedirect, groupe spécialisé dans le développement de projets photovoltaïques et la production de panneaux, et la société toulousaine Neosens, experte des solutions de mesure pour la surveillance des eaux et des liquides industriels.

Des sociétés étrangères, avec un actionnariat français

A défaut de placer plus de sociétés dans ce classement très américain, les Français sont présents au capital de plusieurs entreprises étrangères sélectionnées : les américaines Amyris (biocarburants, avec Total), Coskata (bioénergie, avec Total), Gevo (bioénergie, avec Total) et Brigthsource (solaire thermodynamique, avec Alstom), ou encore le chinois Prudent Energy (stockage d’énergie, avec le fonds CEL Partners).  Une petite consolation.

Pour aller plus loin :

– Les 100 sociétés du Global Cleantech 2010

– La méthodologie de la sélection

Le dossier spécial du quotidien britannique The Guardian

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4 COMMENTS

  1. J’ai vu ca, desesperant
    Mais bon, ca n’est jamais qu’un classement du Cleantech Group…

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