L’éolien = 10% de l’électricité britannique, déjà

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C’était le 6 septembre dernier, jour de grand vent, à 20h30 : à cet instant, les éoliennes qui tournent en Grande-Bretagne, sur terre et en mer, ont injecté dans le réseau haute tension 1,86 GW d’électricité, provenant surtout d’Ecosse, soit 4,7% de la production totale d’électricité du pays à ce même instant, selon le National Grid, l’opérateur du réseau.

Et si l’on y ajoute les éoliennes des parcs plus petits, qui sont reliées au réseau basse tension, les 2.973 turbines britanniques ont fourni en tout, sur  une période de 24 heures, environ 80 GigaWatts-heures, 10% des 809 GigaWatts-heures d’électricité produits et consommés dans le pays, selon le National Grid, un record historique. Nettement plus que l’énergie hydraulique, qui ne représente que 4% de l’énergie du pays.

La puissance des 266 parcs éoliens britanniques déjà opérationnels est de 4,75 GW (une capacité théorique en cas de vent idéal partout), dont 3,7 GW sur terre et 1 GW en mer, mais s’y ajouteront bientôt une quarantaine de parcs en construction de 2,5 GW (1,1 GW sur terre, 1,4 GW en mer), et ceux en développement ayant déjà reçu les autorisations (6 GW dont 3,5 GW sur terre, 2,6 GW offshore) — donc près de 9 GW supplémentaires dans les 2 ou 3 ans.

Viendront ensuite  les plus de 9 GW déjà planifiés et enfin les 30 GW de parcs offshore supplémentaires promis par le gouvernement.

La fédération de l’éolien britannique (BWEA) prévoit 30% d’électricité éolienne en Grande-Bretagne dans 10 ans.

En comparaison, la France fait bonne figure, avec plus de 5 GW d’éolien installés et un objectif de 25 GW en 2020, mais en revanche les parcs en construction ou autorisés sont nettement mois avancés que ceux d’Outre-Manche. Les projets sont bien là, notamment offshore, mais les autorisations sont très en retard, et côté éolien terrestre, la règlementation s’est durcie et les professionnels s’attendent à un coup d’arrêt.