Baisse de 12% des tarifs solaires en France, sauf pour les particuliers

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Globalement plutôt favorables à une baisse mesurée des tarifs de rachat de l’électricité solaire, que GreenUnivers avait évoquée dès avant l’été, les professionnels français peuvent respirer : le gouvernement s’est contenté d’une baisse de 12% des tarifs, qui restent parmi les plus élevés au monde avec ceux de l’Italie et du Canada. La diminution s’appliquera à toutes les catégories (centrales  aux sol, panneaux intégrés au bâti, etc.), sauf pour les petits toits résidentiels (de moins de 3 kW) qui garderont, eux, le tarif royal de 58 centimes par kilowatt-heure. La révision tarifaire entrera en vigueur à compter du 1erseptembre pour les nouvelles demandes.

La France avait déjà baissé ses tarifs en janvier 2010, un mouvement décidé par la plupart des pays qui subventionnent le solaire, comme l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, mais qui reste très en-deçà de la forte baisse du prix des panneaux solaires depuis 2 ans, qui a diminué presque de moitié. Les panneaux représentent environ la moitié du coût d’une installation solaire, et le boom européen continue. Et la France a finalement moins réduit ses tarifs d’aide au solaire que ses voisins.

Dans son communiqué, le ministère de l’Ecologie fait le point sur les installations françaises : de 81 mégawatts fin 2008, elle atteindront 850 MW fin 2010 et les projets déposés représentent plus de 3.000 MW, alors que le Grenelle de l’Environnement en prévoit 1.100 MW fin 2012. Paris respecte donc ses objectifs, même si la France est largement derrière l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie.

Réductions plus fortes en vue ?

ErDF avait critiqué en juin les dangers du boom du photovoltaïque français et le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, avait évoqué début juillet « un problème de surchauffe » du secteur photovoltaïque.

Il veut donc à l’avenir, afin d’éviter de nouveaux emballements spéculatifs, réformer le système, « qui doit devenir plus réactif au développement de la filière ». Cette réforme sera « préparée à l’automne en concertation avec l’ensemble des acteurs du secteur », précise-t-il. A suivre.

Ce sont tous les les abonnés à EDF qui paient la prime offerte à l’électricité solaire par le biais de la « Contribution au service public de l’électricité (CSPE) », une ligne sur la facture d’électricité.  Selon Le Figaro, qui cite un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), la facture aurait augmenté de 60 euros par foyer et par an si les tarifs de rachat de l’électricité photovoltaïque n’avaient pas été réduits.