Les appareils économes coûtent trop cher

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Les consommateurs qui s’offrent un appareil électroménager économe en énergie ne s’y retrouvent pas : l’économie sur la facture d’électricité permet rarement de compenser le surcoût du prix, conclut une enquête d’UFC-Que Choisir.

Par exemple, les réfrigérateurs-congélateurs les plus économes (A++) coûtent en moyenne 282 euros de plus que les moins économes (A), alors que l’économie d’électricité n’atteint que 160 euros en… 10 ans.

Idem pour les sèche-linge : les plus économes coûtent 532 euros plus cher et ne permettront  d’économiser en électricité  que 290 euros sur 10 ans.

L’association demande pour les appareils électroménagers un bonus-malus, comme pour les voitures, à l’instar de ce qui existe en Italie, aux Pays-Bas ou en Belgique, ainsi qu’une « remise à plat » de l’étiquetage qui classe les appareils de A à G, selon leur consommation d’énergie, alors que par exemple les réfrigérateurs B à G ne sont plus vendus et qu’ils sont en fait notés A pour les moins économes et  A+ ou A++ pour les meilleurs.

UFC propose aussi d’étendre l’étiquetage énergétique à tous les appareils — téléviseurs, ordinateurs, aspirateurs, etc.

Les appareils électroménagers, l’éclairage et l’audiovisuel représentent 15% de la consommation d’énergie des ménages, soit 239 euros par an en moyenne, selon le Centre d’études et de recherche économique sur l’énergie.

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3 COMMENTS

  1. Promouvoir la construction d’appareils plus économes en énergie, c’est bien mais non suffisant.
    On oublie l’énergie grise générée par la construction de l’appareil et surtout le coût exhorbitant de la maintenance. Par exemple, j’avais une machine à laver à hublot de grande marque, très chère, 7 ans d’age seulement. le roulement à bille du tambour qui ne coûte que 15€ était à changer. Mais il est quasiment indémontable car il n’y a pas de boitier de roulement accessible et tenu par des vis. Ce que m’a confirmé le sav du constructeur. J’ai donné la machine à Emmaus pensant quils feraient mieux que moi, mais ils l’ont finalement détruite.
    Concevoir des équipements qui durent, démontables, réparables, ce serait la vraie économie d’énergie. Rien ne sert de fabriquer des machines A++ qui coutent le double si c’est pour les poubelliser 6 à 7 ans après parce ce que le constructeur a économisé 1€ sur la maintenance future. Il vaudrait mieux une A+ seulement, moins chère et accessible à tous, mais qui soit réparable et qui dure ainsi de 10 à 15 ans et non pas de 5 à 10.
    Ainsi, l’énergie grise (construction, transport…) serait divisée par deux.
    Très peu dorganisations sont vraiment conscientes de cela.
    Dommage, l’écologie, c’est plus simple qu’on ne croit.

  2. Bonjour,

    Comme d’habitude, il y a toujours des exceptions : des appareils économes en énergie et en euros. Pour détecter ces bons rapports  » prix / environnement » , le site hopscore.com est intéressant.

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