Renault-Nissan/Daimler, nouveaux alliés dans les véhicules électriques

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C’est fait : Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, et Dieter Zetsche, président du directoire de Daimler, ont détaillé ce matin à Bruxelles les modalités de leur alliance. A l’issue d’une opération complexe, l’allemand détiendra 3,1 % de Renault comme de Nissan, lesquels posséderont chacun 1,55 % de Daimler.

Parmi les principales collaborations qui vont s’engager entre les deux nouveaux alliés, le développement de véhicules hybrides et électriques figure dans le haut de la liste.

Les grandes ambitions des groupes français

L’alliance Renault-Nissan est déjà très offensive dans le domaine des véhicules électriques et affiche une ambition claire : devenir leader mondial. Le lancement de son premier modèle, la Leaf (photo), est prévu pour la fin de l’année au Japon et aux Etats-Unis.

Pour préparer son lancement, le groupe a multiplié les accords de partenariats tous azimuts ces derniers mois dans de multiples pays : avec des villes pour des expérimentations, des loueurs pour l’intégration de véhicules dans leur flotte… Jusqu’à l’association des hôtels et auberges japonais pour l’installation de stations de charge !

Le franco-japonais s’est aussi associé avec la start up américaine Better Place, spécialisée dans les stations de charge de batteries.

Des atouts aussi du côté de Daimler

Plus modestement, Daimler prend aussi le virage des voitures propres : il compte lancer une nouvelle gamme de Mercedes Benz économes, pour essayer de rattraper son rival BMW sur le marché en plein essor des voitures à la fois luxueuses et « vertes ».

Présentant ses projets au dernier salon auto de Detroit, son directeur du développement, Thomas Weber, a annoncé que 4,4 milliards de dollars seraient consacrés par le groupe à la R&D dans ce domaine rien qu’en 2010.

Le groupe allemand veut notamment sortir une nouvelle version électrique de sa Classe-A en 2010, qui s’ajoutera aux deux modèles électriques qu’il produit déjà : une Classe-B qui fonctionne avec une pile à hydrogène et une Smart électrique la ForTwo, qui doit notamment être produite en France, dans l’usine d’Hambach, en Moselle.

Le groupe est par ailleurs actionnaire de la start up américaine Tesla, spécialisée dans les voitures électriques, et il a l’intention de construire une très grosse usine de batteries lithium-ion outre-Rhin avec son compatriote Evonik.

Début mars, Daimler a également signé un partenariat avec le constructeur chinois BYD pour produire un modèle électrique destiné exclusivement au marché chinois.

Le rapprochement entre les deux constructeurs va donc les renforcer sur le marché du véhicule électrique. Surtout, la mise en commun de leurs efforts pourraient permettre de réduire les coûts de fabrication, un atout crucial pour séduire les consommateurs et lancer le marché.