Une seconde carrière en vue pour les batteries des véhicules électriques

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Que vont devenir les batteries des futurs véhicules électriques ? Alors que le marché se profile à grands pas avec une série de lancements prévue fin 2010, les constructeurs commencent à s’intéresser de près à la reconversion des batteries, prévues pour durer dix ans et 240 000 kilomètres, en moyenne.

Et bonne nouvelle, ces batteries pourraient avoir une seconde vie, notamment dans l’éolien : elles seraient encore suffisamment opérationnelles pour stocker l’énergie fournie par les parcs éoliens quand le réseau ne peut pas l’absorber.

Selon le quotidien britannique The Times, l’idée fait son chemin : le groupe Nissan, l’un des plus en avance dans la production de véhicules électriques avec le modèle Leaf dont la commercialisation débutera en fin d’année, a déjà créé une joint venture avec le japonais Sumitomo, baptisée 4R, pour revendre les batteries à des fermes éoliennes ou des installations solaires.

Les batteries pourraient aussi servir à stocker de l’énergie pour des utilisations d’urgence, dans des ascenseurs ou des distributeurs automatiques, par exemple.

Un moyen d’abaisser le coût des batteries

Nissan espère tirer de cette activité un revenu qui permettrait d’abaisser le coût des batteries. Un atout de taille quand on sait que les batteries sont, de loin, le composant le plus cher des véhicules électriques.

Selon le constructeur, la demande pour reconvertir ces batteries pourrait atteindre 50 000 unités par an d’ici à 2020 au Japon.

Le constructeur américain General Motors estime également qu’il est plus intéressant de trouver une seconde vie aux batteries que de les démanteler.

Si les ventes de véhicules électriques décollent vraiment, le marché secondaire des batteries pourrait aussi s’emballer. Les ventes de batteries lithium-ion – la technologie dominante – devraient, selon l’institut américain Pike Research, décupler en 5 ans pour atteindre 8 milliards de dollars de ventes d’ici 2015, contre 878 millions de dollars prévus en 2010. Un peu moins optimiste, une autre étude du cabinet Lux Research prédit 510 millions à 9 milliards de dollars, mais en 2020, selon le cours du pétrole.

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3 COMMENTS

  1. « si elles sont encore opérationnelles pour de l’éolien … pourquoi ne le seraient-elles pas pour … d’autres automobiles ? »
    Parce que la densité énergétique est critique pour une voiture (Wh/Kg), soit l’énergie transportée par Kg.
    Avec le temps, la plage d’utilisation d’une cellule Li-Ion baisse (de 80% vers 70%, puis 60%…)
    Au pieds d’une éolienne, on se moque de la masse des batteries qui stockent l’énergie, donc même si 20% seulement est exploitable …

  2. même question pour les batteries de téléphone portables.
    Pourquoi pas une seconde vie ?
    Car s’est souvent l’électronique qui lache et non la cellule.
    Cordialement.

  3. Bonjour,
    question simple: si elles sont encore opérationnelles pour de l’éolien … pourquoi ne le seraient-elles pas pour … d’autres automobiles ?! et si utile pour l’éolien, performant d’équiper en batterie de 10 ans d’âge ? sans doute 2 ou 3 fois moins performantes.

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