Brightwell avance vers la reprise d’Heuliez (Premium)

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C’est un pas de plus vers le sauvetage d’Heuliez, mais le long feuilleton n’est pas encore terminé. Certes, l’investisseur turc Alphan Manas a signé aujourd’hui un protocole d’accord pour la reprise du groupe du Cerisay (Deux-Sèvres) par son fonds Brightwell. Mais il a jusqu’au 31 mars pour finaliser son projet. ...

« D’ici à cette échéance, il importe malgré tout, compte tenu de l’historique du dossier, de rester prudent tant que l’opération n’est pas finalisée en totalité sur le plan juridique », a indiqué Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie, échaudé par les nombreux rebondissements de ces derniers mois.

Le protocole d’accord prévoit une augmentation de capital de 30 millions d’euros. Alphan Manas cherche encore des partenaires industriels et financiers pour l’épauler. De son côté, l’Etat doit apporter 10 millions via le Fonds stratégique d’investissement (FSI) et la région Poitou-Charentes s’est engagée pour 5 millions d’euros.

Le « Bill Gates » turc

Heuliez emploie environ 640 personnes et a été placé en redressement judiciaire en avril 2009. Le Tribunal de commerce de Niort avait désigné le groupe Bernard Krief Consulting comme repreneur en juillet dernier, mais celui-ci n’a jamais apporté les fonds promis et s’est finalement retiré début mars au terme d’un long suspens et sous la pression de l’Etat.

L’entrepreneur turc Alphan Manas, surnommé dans son pays le « Bill Gates » turc, est entré en scène en février. Son fonds d’investissement, Brightwell, est centré sur les secteurs des transports, de l’énergie et des technologies liées à l’environnement.

L’avenir d’Heuliez dépend du succès de ses modèles électriques : un petit véhicule électrique de trois places, la Mia, a été présenté au dernier salon de Genève et devrait être mise en vente en octobre. L’entreprise a deux autres modèles électriques dans les tuyaux, la Friendly et la Will (voire les fiches dans notre Annuaire des voitures électriques).

Alphan Manas a déclaré qu’il croyait au succès des véhicules électriques et réfléchissait à la possibilité d’assembler des modèles en Turquie.