GE préempte le très prometteur marché du smartgrid chinois

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china powerInévitablement, les grands projets de la Chine pour moderniser son réseau électrique attirent les grands groupes internationaux: General Electric vient de prendre l’avantage en annonçant un partenariat avec la ville de  Yangzhou pour construire  un “centre de démonstration” de technologies de smartgrid (gestion intelligente du réseau) puis leur déploiement à grande échelle dans cette agglomération de 4 millions d’habitants.

Yanghzou, dont la zone de développement en plein essor a attiré en 8 ans près de 200 sociétés internationales, deviendra la plate-forme de lancement et la vitrine de GE en Chine. Objectif : des technologies installées chez les habitants dans toute la ville d’ici 2012.

GE compte notamment présenter dans ce centre de démonstration de 10.000 m2 des compteurs intelligents qui communiquent sans fil par technologie WiMax, des moniteurs pour gérer en temps réel l’énergie du logement ou encore des appareils électroménagers intelligents.

Un marché chinois de plus de 100 milliards

Les besoins d’énergie de la Chine  devraient doubler en 10 ans et le principal opérateur public du réseau, State Grid Corp., a annoncé l’an dernier qu’il s’était fixé pour but d’installer un réseau intelligent d’ici 2020, capable d’être plus flexible, robuste et capable d’intégrer un pourcentage plus élevé d’énergies renouvelables.

La Chine investit de plus en plus dans ses infrastructures électriques : l’an dernier, le pays a dépensé davantage pour améliorer son réseau que pour accroître sa production électrique, selon le China Electricity Council.

Selon le cabinet Essence Securities, cité par Bloomberg, la Chine devra dépenser au moins 10 milliards de dollars par an jusqu’en 2020 pour se doter d’un réseau moderne, soit plus de 100 milliards de dollars au total.

Féroce concurrence américaine

General Electric n’est pas le seul groupe étranger sur le créneau : IBM a annoncé l’an dernier un accord avec le fournisseur chinois d’énergie ENN Group pour créer une joint-venture sur « l’énergie intelligente ».  Les deux groupes doivent développer des « services d’énergie innovants » et promouvoir des programmes pour créer des « villes intelligentes » en Chine.

IBM a d’ailleurs récemment déménagé du Texas à Pékin son responsable commercial « Energie et services publics » et le groupe espère générer au moins 400 millions de dollars de chiffre d’affaires dans le smartgrid en Chine dans les 4 prochaines années.

Hewlett-Packard, Cisco et Accenture eux aussi s’intéressent au marché chinois du smartgrid : Accenture a déjà annoncé une dizaine de contrats. Le fabricant de compteurs intelligents Itron vend ses appareils en Chine depuis au moins 10 ans et le groupe a estimé en 2008 que seulement 1% des compteurs chinois sont automatisées — ltron et ses rivaux ont un marché à prendre.

Les groupes américains qui convoitent ce marché devront sans doute s’allier avec un partenaire chinois, car tout comme Pékin exige que les éoliennes installées sur son sol soient fabriquées à 70% en Chine, des règles similaires pourraient bien être imposées aux technologies du smartgrid, selon l’analyste Louis Scwartz de China Strategies.

L’été dernier, Intel a conclu un accord de 3 ans avec l’opérateur State Grid Corporation of China (SGCC) pour expérimenter des technologies de gestion intelligente dans les serveurs d’Intel et les équipements de transmission. SGCC contrôle 80% du réseau électrique chinois.

L’accord conclu par GE est également une bonne nouvelle pour ses partenaires comme la start-up Grid Net, qui lui fournit la gestion du réseau de communications pour les compteurs qui transmettent par WiMax.

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