Bonne nouvelle pour l’éolien : baisse de la fiscalité

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assemblee-nationale_1255288335Les promoteurs de l’éolien en France peuvent sabler le champagne: le budget de l’Etat pour 2010, adopté vendredi, a finalement décidé d’appliquer à l’éolien, en lieu et place de la taxe professionnelle, un impôt forfaitaire de 2.913 euros par mégawatt et par an — au lieu des quelque 4.000 euros par MW qui résultaient en moyenne de la taxe professionnelle actuelle.

Le Sénat et l’Assemblée ont en effet décidé d’aligner la taxe forfaitaire applicable à l’éolien sur celle des autres centres de production d’énergies (fossiles et renouvelables) soit 2.913 par MW et par an.

Le Syndicat des énergies renouvelables a applaudi l’adoption de cet amendement de dernière minute, qui a sauvé l’éolien, car la première mouture du texte prévoyait de lui appliquer une taxe forfaitaire de 8.000 euros par MW — doublant grosso modo la taxe professionnelle actuelle.

« Cette disposition évite la déstabilisation de l’ensemble de la filière éolienne, en particulier des PME et des grands groupes français qui n’ont pas hésité à investir dans leurs outils industriels ces dernières années, en créant 2 000 emplois en 2008. L’industrie éolienne emploie aujourd’hui 10 000 personnes en France et représentera 60 000 emplois en 2020, quand les objectifs du Grenelle – soit 25 000 MW installés – auront été atteints », argumente le Syndicat.

L’alignement de la taxe à 2.913 euros par MW vaut aussi pour les énergies marines, elles aussi menacées dans un premier temps d’une taxe à 8.000 euros par MW et par an.

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2 COMMENTS

  1. Oui 10 000 emplois.
    On peut comme vous le faites raisonner en MW installés mais ce n’est que la partie visible et directement mesurable actuellement.
    Plus justement il faut prendre en compte la grande inertie des projets (5 à 7 ans d’études pour voir un parc éolien sortir de terre) et donc le nombre considérable de projets en cours.
    A ce jour il y a un volant de plus de 10 000 MW à l’étude ou en instruction en France et des milliers de personnes travaillent à tous niveaux sur leur avancement ; bureaux d’études, sociétés de développement, experts naturalistes, paysagistes, acousticiens…

    De plus et contrairement aux idées reçues il existe des sociétés françaises qui fabriquent des composants importants d’ éoliennes. Par exemple Rollix Defontaine est un leader mondial pour les couronnes d’orientation des nacelles ou des pales d’éoliennes et exporte largement sa production. Des tours sont construites dans le nord de la France, des pales dans la région de Toulouse, sans parler des entreprises de génie civil qui interviennent en phase de construction.
    Concernant l’éolien offshore, les chantiers de construction navale voient apparaître des marchés importants pour la construction de bateaux dédiés au transport des éléments, à la pose des câbles ou à la réalisation de plateformes de montage en mer.
    Donc oui l’éolien crée de l’emploi en France ce qui n’est pas sans intérêt par les temps qui courent !
    Mais vous avez raison, comparé à nos amis étasuniens, chinois ou indiens qui ont mis le turbo pour lancer des projets industriels colossaux sur ces secteurs d’avenir nous restons encore largement à la traine.

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