Quand les prises électriques deviennent intelligentes…

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Après les réseaux intelligents (smartgrid) et les compteurs communicants (smartmeters), voici les prises électriques intelligentes : les smartplugs !

La société canadienne ZeroFootPrint Software va lancer dans quelques jours une prise électrique d’un nouveau genre, communicante et interactive, la TalkingPlug. Cette entreprise de Toronto développe depuis 2008 des produits et services destinés à aider les entreprises à gérer et réduire leur empreinte carbone.

TalkingPlug : la prise communicante

La TalkingPlug renseigne sur la consommation d’énergie des appareils électriques branchés. Elle s’adapte sur une prise électrique murale et lui greffe des composants d’identification et de communication : puce RFID, microprocesseur, puce pour réseau sans-fil.

Grâce à ce dispositif, la prise enregistre la consommation des appareils en temps réel et communique les données à un logiciel dédié. Elle est par ailleurs programmable et peut recevoir des informations à distance : un signal pour s’arrêter automatiquement de 22 heures à 7 heures, par exemple.

Bilan énergétique

Si ce système est généralisé sur toutes les prises d’une maison ou d’un bâtiment tertiaire, l’ensemble donne un réseau d’informations qui permet de suivre et de comparer la consommation des appareils ou des utilisateurs disposant des mêmes équipements.

L’outil se veut pédagogique pour montrer aux consommateurs comment l’électricité est consommée et comment ils l’utilisent.

Le coût d’une TalkingPlug est encore cher, 50 dollars environ, mais le prix pourrait baisser si le produit est industrialisé à grande échelle, selon la société.

Entre domotique et smartgrid

De nombreuses autres sociétés, start-up  comme grands groupes, se positionnent sur ce marché de la gestion de la consommation électrique. Aux Etats-Unis, Kill-a-Watt propose, par exemple, un petit boîtier à 30 dollars, qui se branche sur une prise électrique pour relever la consommation de n’importe quel appareil.

Google propose pour sa part une solution logicielle, Google PowerMeter, pour suivre la consommation électrique de son domicile. Et IBM travaille avec la société américaine Consert  (Caroline du Nord) sur un programme visant à doter les appareils électriques (chauffe-eau, système de ventilation, lave-vaisselle, par exemple) d’outils de mesure afin de centraliser et gérer toutes les consommations énergétiques via un réseau relié à Internet. Cisco, Microsoft, Schneider Electric ou encore Siemens se penchent également sur ce marché promu à un bel avenir.

Alexandre Simonnet