Indicateur GREEN EUROPE: -1,59% (Période du 23/10 au 06/11)

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GREEN EUROPE, notre indice des valeurs « vertes », a mieux résisté que le CAC 40 au cours des quinze derniers jours, ne perdant que 1,59% par rapport à -3%. Depuis sa création début avril l’indice a gagné 30,9%.

VESTAS est la valeur phare de la période avec une hausse de 10,1% (+33,7% depuis avril) à 375 couronnes danoises (49,5€).Un mouvement qui salue l’annonce des résultats étonnamment bons au troisième trimestre du leader mondial du secteur éolien ainsi que  le maintien des prévisions.

En dépit de la crise, le bénéfice net de VESTAS est en hausse de 70% à 165 millions d’euros par rapport à l’an dernier. Le résultat d’exploitation a augmenté de 53% à 244 millions d’euros contre 160 millions au troisième trimestre 2008 et la marge d’exploitation est passée de 9,1% au troisième trimestre 2008 à 13,5% pour la même période en 2009. Seul le chiffre d’affaires a progressé moins nettement de 3% à 1,814 milliard d’euros. Le groupe danois a également surpris par l’annonce du maintien de ses perspectives sur l’ensemble de l’exercice 2009 car les analystes s’attendaient à une révision à la baisse.

Enfin, cerise sur le gâteau, VESTAS vient de décrocher une commande de 51 éoliennes d’une capacité totale de 102 MW pour un parc éolien à Oaxaca au Mexique. »Il s’agit du plus grand projet éolien de VESTAS en Amérique latine et dans les Caraïbes ».

Autre surperformance, celle de l’allemand SOLAR MILLENIUM qui progresse de 11% (70% depuis avril). Dans le même temps une autre valeur allemande, SOLARWORLD a perdu 5,75% après l’annonce d’un résultat net en baisse pour le troisième trimestre à 16M€ contre 36,1M€. Dexia Securities conserve une opinion favorable modifiant son opinion de conserver à accumuler.

La situation est plus morose pour le reste de l’indice avec la baisse d’AEROWATT qui a abandonné 13%. Il faut préciser que la valeur avait bien progressé après la publication des résultats semestriels. L’annonce d’une hausse de 31% sur un an de son chiffre d’affaires à 7 millions d’euros au cours des 9 premiers mois de l’exercice a également été saluée par une hausse du titre.

Sur le seul troisième trimestre, le producteur d’électricité à partir d’énergies renouvelables a vu ses ventes grimper de 22% à 2,28 millions. Une croissance qui provient, selon le groupe, de la croissance organique des ventes (amélioration globale des conditions d’exploitation) et de l’élargissement du parc installé. La croissance et l’amélioration de la rentabilité restent étroitement liées aux nouvelles ouvertures qui profitent de la réglementation et des tarifs de 2006 plus avantageux que ceux du  régime Eole de 2005 ou encore du barème  de 2001.

Or le groupe a souligné que compte tenu du calendrier de développement des nouvelles centrales, l’intégralité des installations prévues sur l’exercice 2009 aura lieu au cours du quatrième trimestre 2009. L’objectif d’AEROWATT reste de franchir la barre des 100 MW de puissance totale installée d’ici à la fin de l’année.

Si les perspectives restent bonnes, Il est cependant vrai que à 14,7€ le potentiel de croissance du titre est faible. Le consensus de place maintient un objectif de cours à 14,1€. Le mouvement du titre constaté est certainement lié à des prises de bénéfice après la forte hausse des derniers mois (+28%). Nous rachèterons sur repli.

Autre baisse, celle de SAFT. Alors que le titre avait enregistré une belle progression depuis mars, le marché l’a sanctionné après les annonces simultanées de la baisse de 13,2% de son chiffre d’affaires à taux de changes constants au troisième trimestre, de l’anticipation communiquée par l’entreprise d’un chiffre d’affaires 2009 en recul de 7% à 10% (prévision initiale la plus défavorable) et enfin de son intention de faire appel au marché pour financer ses investissements aux Etats-Unis et améliorer sa flexibilité financière.

Quelques précisions : Le chiffre d’affaires du troisième trimestre (123,2 millions d’euros) a été plombé par  le recul de 18,4% à taux de changes constants de la division de batteries industrielles. Sur neuf mois, le recul est de 10,9% pour le groupe. Selon John Searle, le président du directoire du groupe, bien que SAFT n’ait pas observé de reprise générale de la demande au cours du dernier trimestre, le point bas du cycle est ou en passe d’être atteint.

Autre point, la situation financière reste à l’évidence la principale source d’incertitude.  SAFT a annoncé son intention de procéder très prochainement à une augmentation de capital d’environ 120 millions d’euros pour financer ses ambitions américaines et renforcer sa flexibilité financière.

Le groupe, dont la dette nette atteint 265 millions d’euros, prévoit d’investir dès cette année 1,5 million au 4ème trimestre dans un site situé à Jacksonville en Floride. Un montant très inférieur aux investissements nécessaires qui s’élèveraient à près de 200 millions et dont 95,5 millions sont apportés par les fonds du gouvernement américain. SAFT doit trouver le reste.

Dans le même temps, il va construire une usine de batteries au lithium-ion en partenariat avec Johnson Controls dans le Michigan. Un projet beaucoup plus important et pour lequel il vient  d’empocher près de 299 millions de dollars de subventions de l’état américain. La joint venture compte déjà parmi ses clients Mercedes, BMW et Ford. Les batteries lithium-ion devraient représenter « un quart ou plus » du chiffre d’affaires de Saft en 2011, contre 11% actuellement, selon le groupe. En conclusion de belles perspectives de moyen terme dans le stockage de réseau électrique. A court terme on profitera de la surperformance des derniers mois pour alléger  et revenir sur repli.

-1,6% pour IBERDROLA qui a pourtant publié un bénéfice net trimestriel légèrement supérieur aux attentes à 522,6 millions d’euros (0,1%). L’excédent brut d’exploitation a reculé de 8% à 1,51 milliard mais le chiffre d’affaires a progressé de 17% à 6,76 milliards d’euros.  Ignacio Sanchez GALAN, le président d’Iberdrola a indiqué que  la conjoncture restait difficile. Au cours actuel nous conseillons de conserver  le titre (objectif de cours  3,8€).

Ce sont les contreperformances des valeurs de l’environnement qui ont surtout pesé sur GREEN EUROPE durant cette dernière période : SECHE ENVIRONNEMENT -11% (+22,9% depuis avril) ; ABENGOA -4,2% (+66,7%), VEOLIA -2,47%(+29,6%) et SUEZ ENVIRONNEMENT -4,99% (+28,3%).

SUEZ ENVIRONNEMENT a  publié des chiffres qui prouvent sa capacité de résistance. Malgré une baisse de chiffre d’affaires de 2,2% sur les neuf premiers mois de l’année, la filiale de GDF Suez confirme ses objectifs annuels, estimant que sa performance s’est améliorée au troisième trimestre grâce à ses activités dans l’eau et à un ralentissement de la baisse d’activité dans le traitement des déchets. Jean-Louis CHAUSSADE, le directeur général du groupe confirme les objectifs annuels qui avaient été avait abaissés en août, à savoir un chiffre d’affaires et un résultat brut d’exploitation « globalement stables » par rapport à 2008, à changes constants. 

 Il a indiqué que pour le quatrième trimestre, le groupe garde comme priorités la génération de trésorerie et la « préservation de sa rentabilité« . Cela surtout grâce au programme de réduction de coûts baptisé « Compass », dans lequel est engagé Suez Environnement, et qui lui a permis de pratiquement maintenir sa rentabilité, avec une marge opérationnelle de 16,8% sur neuf mois, contre 17% un an auparavant. Avec un objectif de cours de 17€, nous restons positif sur  la valeur. CM-CIC considère ces derniers résultats solides et en ligne avec les attentes.

Du mieux pour VEOLIA ENVIRONNEMENT: Le Crédit Suisse a relevé son avis de neutre à surperformance passant son objectif de cours de 15,90 à 20,70 euros. L’analyste indique avoir été rassuré par  la faible réaction de l’action aux chiffres du premier semestre. Ce malgré une reprise des résultats plus lente qu’anticipé. Autre élément favorable, les changements à la tête du groupe ont réduit, sans totalement les dissiper, les craintes du courtier sur une reprise des acquisitions à partir de 2010. Reste le risque dilutif d’une augmentation de capital, qui semble toujours envisageable au premier trimestre 2010.