Le Japon annonce avoir développé la batterie miracle

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Le National Institute of Advanced Industrial Science and Technology (AIST) japonais annonce avoir développé une technologie de batterie qui permettrait de renvoyer le Lithium-Ion aux oubliettes. En vue : une grande amélioration de la densité énergétique. La densité énergétique, c’est en quelque sorte la puissance de la batterie rapportée à son poids. Une caractéristique phare pour une utilisation au sein d’une automobile.

Deux fois plus performant que le Li-Ion ?

La densité énergétique est fonction du voltage par élément et de la capacité, exprimée en Ah/kg. En théorie, la technologie Ni-Li permet de combiner le voltage par élément du Li-Ion à la grande capacité de stockage du Ni-MH. En simplifiant, la batterie combine le nickel (faisant office de cathode) et le lithium métal (l’anode), utilisant une électrolyte organique et séparés par un film de céramique. Affichant ainsi une tension par élément de 3.49v et une capacité de 268 Ah/kg, la densité énergique atteint ainsi 935 Wh/kg, à comparer aux ~400/450 du Li-Ion.

Un travail qui ne fait que débuter

Le travail sur les batteries au Ni-Li en est toutefois à ses débuts. Par le passé, de nombreuses technologies n’ont pas concrétisé tout le potentiel qu’on voyait en elles. C’est ainsi le cas du vieillissant NiMH (qui ne peut monter au-dessus d’un voltage par élément de 1,32v à cause de la limitation de son électrolyte aqueuse) et même du Li-Ion, dont les performances actuelles sont notamment limitées par les qualités intrinsèques du matériau composant sa cathode. Malgré les problématiques restant à dépasser, les chercheurs sont toutefois confiants pour dépasser significativement les capacités actuelles des batteries au Li-Ion.

Plus d’informations sur le Journal of the American Chemical Society.

ni-li

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7 COMMENTS

  1. Attention à la traduction : « voltage » n’existe pas en français. On parle de « tension »
    D’autre part, La densité énergétique, c’est en quelque sorte l’ENERGIE de la batterie rapportée à sa MASSE. Ne pas confondre puissance et énergie, et masse et poids, ça tue l’information.

  2. Voilà souvent ce qui peut se passer quand on praique une gestion financiére et comptable trop conventionnelle et traditionelle dans les entreprises, et que l’on mesure à ce cas particulier l’obsolescence des veilles technologiques administratives traditionelles. Quand on finit par découvrir qu’il y a eu de la recherche appliquée qui a pu déboucher sur une réalisation technique plus moderne, il est souvent déjà bien trop tard pour réagir.

    C’est bien plus en amont qu’il faut intervenir, et voir l’utilité d’un management ifinancier et ndustriel interdisciplinaire plus réactif et plus interactif, dans lequel, on « intégre » d’avantage la R&D d’avantage au quotidien industriel et technicocommercial en particulier. Ce qui n’a rien à voir avec la gestion séquentielle traditionelle qui est bien trop lente et rigide et qui ne fait qu’attendre qu’une hypothétique météorite à exploiter soit tombée dans son jardin et qui aurait été produite par une « lointaine planéte technicoscientifique », ou bien quand on « parie » sur le succès d’une filiére ou d’un produit. Il faut ici mieux anticiper et savoir pourquoi le produit ne « pourrait » que réussir. Les méthodes plus traditionelles administratives productives et séquentielles ne peuvent s’appliquer qu’à des industrie de produits à « longue vie commerciale » d’une part, et quand il n’y a pas de bouleversements comme on le voit apparaître dans les pays émergeants, et en temps de crise, et aussi dans les pays plus prévoyants et réactifs.

    Ce type de management et qui correspond à une nouvelle culture d’entreprise très efficace, apparait encore comme « loufoque » et « irresponsable » à beaucoup de milieux dirigeants. C’est bien évident qu’il faudra toujours avoir une vision comptable claire et rigoureuse, pour assurer le développement industriel d’une entreprise, mais à ne pas vouloir d’avantage associer en temps réel l’ensemble des apects industriels commerciaux, financiers et technico scientifique, c’est le meilleur moyen de se retrouver devant le fait accomùpli d’un échec inattendu et c’est alors bien pire que d’avoir essayé d’optimiser des profits uniquement avec de la productique et des restructuration d’entreprise, avec des produits qui n’auront pas été suffisamment innovants et produits de maniére réaliste et opportune.

    L’innovation qui « fait jolie » et qui n’intéressent pas les clients ne serait alors que de la poudre aux yeux qui ne produit, que des effets d’annonce et d’autant plus grave, qu’elle ne sert à rien , masque les vrais problémes et réalités, et finissent par aggraver le désintérêt des investisseurs pour ce qui leur paraîtrait alors trop compliqué et difficile à en suivre les discernements nécéssaires.

    Il serait temps que l’on enseigne cela un peu mieux dans les écoles de management de gestion et de commerce, qui « distillent » encore beaucoup de condescendance très méprisante, vis à vis de la créativité réaliste technicoscientifique et technicocommerciale, et se rendre compte aussi, que les meilleurs diplômes d’ingénieurs ne servent à pas grand choses, quand il n’y a pas suffisamment d’expertise professionnelle et de savoir à la fois de terrain, et à la fois plus élaboré et sans cesse renouvelé et perfectionné ( comme on le voit par exemple dans les milieux supérieur de la médecine, et que tout le monde sait que l’on ne peut pas confier l’action anticancéreuse à de jeunes médecins généralistes sans encore beaucoup d’expérience) .

    Faute de quoi on continuera à pleurer sur les délocalisations, arrêts et déliquescences programmées de l’industrie, quand on a rien su prévoir à temps pour assurer la continuité dans leur développement et n’avoir fait que perpétuer des habitudes et continuer à trop se complaire dans des idées reçues.

    Et cet exemple illustre particuliérement bien la remise en cause des méthodes traditionnelles trop algorythmiques et cloisonnées à la fois de formations et de gestions, qui ont pu être très efficaces il y a 50 ans, mais qui s’avére aujourd’hui de plus en plus souvent très dangereuses.

  3. Euh … vous mentionnez 400/450 w/kg pour les Lithium-Ion du commerce actuelles, j’aimerais bien que mes propres batteries atteignent ce chiffre ! Les LiFePo de marque Thundersky de mon scooter font 83 w/kg, et pourtant cette technologie n’a que deux ans !

  4. En plus du pb du lithium on se rajoute le problème du nickel .. il n’y en aura pas pour tout le monde!

  5. Oui il y a une petite erreur. De toute façon la densité énergétique est bonne.

    Partons simplement de la puissance (1W = 1V x 1A).

    donc 935 Wh/kg = 935 V.A.h/kg, soit sous 3.49V –> 935/3.49 = 267.9 A.h/Kg

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