Leclanché vise les batteries pour locomotives

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leclancheLe groupe de piles suisse Leclanché, qui s’est reconverti dans les batteries au lithium-ion de haute capacité, lève en Bourse dix millions de francs suisses (6,6 millions d’euros) pour passer à la production de masse : son objectif est d’alimenter de futures locomotives hybrides, avant de s’attaquer au marché des voitures électriques.

Le groupe basé à Yverdon-les-Bains, propriété du fonds allemand GermanCapital, planche à la fois sur le développement des batteries et de l’électronique qui gère les cycles de charge et décharge. Il vient d’émettre 42.300 actions à 240 francs suisses l’unité (un peu moins que le cours actuel), ce qui lui a rapporté plus de dix millions de francs suisses, qui seront investis dans l’usine de Leclanché à Willstätt, en Allemagne.

Fin 2009, cette usine, l’une des plus grosses d’Europe dans le secteur, pourra produire chaque mois 20 kits de batteries pour voitures de sport électriques. Mais le groupe mise d’abord sur les locomotives : la société dit négocier avec un fabricant européen de locomotives diesel, qui veut les équiper de batteries pour récupérer l’énergie du freinage.

Le potentiel est très important, par exemple dans les gares de triage, où ces locomotives passent leur temps à accélérer et freiner sur de très courtes distances et brûlent beaucoup d’énergie pour rien, explique le groupe, qui veut appliquer la même technologie aux bus urbains et aux machines de chantier.