Automobile : la prime à la casse américaine est un gros succès

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vieux-pickup-americain690 114 : c’est le nombre de vieux véhicules, principalement des picks-up et des 4×4, qui ont été retirés de la circulation grâce au programme d’incitation américain qui a pris fin mardi 25 août au soir.

Une incitation… incitative

L’administration Obama n’avait pas fait les choses à moitié en proposant jusqu’à 4 500 dollars de subvention pour toute mise à la casse d’un vieux véhicule et acquisition d’un nouveau véhicule plus sobre. Le programme aura ainsi coûté 2,88 milliards de dollars, profitant à 690 114 transactions.

Les japonaises à la fête

Les principaules bénéficiaires de cette mesure sont les marques japonaises mais aussi Ford, puisque l’on compte la Ford Focus, la Toyota Corolla ainsi que la Honda Civic dans les voitures qui ont le plus bénéficié du programme. Voici le TOP10 des véhicules acquis via le programme :

  1. Toyota Corolla
  2. Honda Civic
  3. Toyota Camry
  4. Ford Focus FWD
  5. Hyundai Elantra
  6. Nissan Versa
  7. Toyota Prius
  8. Honda Accord
  9. Honda Fit
  10. Ford Escape FWD

Voici maintenant le TOP10 des marques qui ont le plus profité du programme, en pourcentage des sommes engagées :

  1. Toyota : 19,4%
  2. General Motors : 17,6%
  3. Ford : 14,4%
  4. Honda : 13,0%
  5. Nissan : 8,7%
  6. Hyundaï : 7,2%
  7. Chrysler : 6,6%
  8. Kia : 4,3%
  9. Subaru : 2,5%
  10. Mazda : 2,5%

La première marque européenne, Volkswagen, n’arrive qu’en 11e position (2,0%). C’est dans l’Etat de Californie que la mesure a été la plus appréciée, l’Etat représentant à lui-seul 11,3% des demandes du programme avec 329 822 000$, suivi du Texas (6,4%) et de New York (5,4%).

De véritables effets sur l’environnement

Les véhicules achetés par le biais de ce programme rejettent en moyenne 58% de CO² en moins que les véhicules « jetés », mais sont également plus sobres de 19% que la moyenne de rejet des véhicules achetés en dehors du programme.

Des résultats économiques attendus

Le gouvernement américain estime que cette mesure est à l’origine de 42 000 emplois créés au cours du second semestre 2009 et qu’elle participera à la croissance grâce à un apport compris entre 0,3 et 0,4 point de PIB au cours du troisième trimestre.

Et maintenant ?

L’expérience européenne nous a démontré par le passé que de telles mesures limitées dans le temps présentait un retour de bâton : une chute brutale des ventes dès lors que le programme se termine. Le marché américain replongera-t-il donc dans la sinistrose ?

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le communiqué officiel de l’administration américaine.