Desertec, un rêve fascinant

Print Friendly, PDF & Email

desertec1Il est rarissime que de grandes entreprises, appuyées par une institution aussi sérieuse que l’Union européenne, se lancent dans un projet si futuriste qu’il relègue au rang de bricolage la mission Apollo : installer un chapelet d’énormes centrales solaires thermiques dans le Sahara et le désert d’Arabie pour fournir en électricité renouvelable la région elle-même et une bonne partie de  l’Europe.

Le projet Desertec, que nous vous avons présenté le mois dernier (mais qui a été quelque peu remanié depuis), depuis des semaines déjà largement débattu dans notre forum,  a été officiellement lancé lundi par une douzaine de grandes entreprises européennes, dont 9 allemandes, qui ont décidé d’installer un bureau d’études chargé d’étudier pendant 3 ans la faisabilité du projet.

De quoi révolutionner notre palmarès des records mondiaux des projets solaires thermiques, jusqu’ici très largement dominé par les Américains et leurs énormes projets de centrales dans les déserts de Californie ou du Nevada, mais auxquels participent déjà les mêmes entreprises européennes piliers de Desertec.

Sans vouloir refroidir les enthousiasmes, nous  n’inclurons Desertec dans notre livre des records  que lorsque sa faisabilité sera davantage étayée.

Ce projet évalué à de 400 milliards d’euros – 350 milliards pour les centrales, 50 milliards pour les lignes de transmission électriques — prévoit d’installer en Afrique du nord et Moyen-Orient, du Maroc et jusqu’en Arabie saoudite, une vingtaine de centrales solaires de 5 GW chacune . Soit environ 100 GW, presque autant que la capacité de production électrique français.

L’électricité serait transportée en Europe via des câbles sous-marins en courant continu à haute tension et pourrait fournir 15% des besoins de l’Europe en énergie. Le projet avait été développé pour la première fois dans les années 1970.

Le Centre aéronautique et aérospatial allemand (DLR) a largement contribué aux études préliminaires du projet, en calculant que couvrir 0,3% des déserts d’Afrique du Nord produirait assez d’électricité pour la région et l’Europe.

La technologie en question, où des milliers des miroirs paraboliques réfléchissent la lumière solaire vers des tours géantes remplies d’un fluide calorifiques (sel fondu, huile…), qui chauffé, fait tourner des turbines à vapeur produisant de l’électricité, est dite solaire à concentration (CSP), une solution aujourd’hui en plein essor.

Si la capacité mondiale installée est encore modeste, à 450 MW, selon l’Association européenne d’électricité solaire thermique (Estela), de nombreux projets sont en train d’émerger, notamment dans le sud-ouest des Etats-Unis et en Espagne, les deux plus gros marchés actuels. Et les estimations tablent sur un potentiel de 70 GW en 2020 dans le monde.

9 groupes allemands, 1 espagnol, 1 suisse, 1 algérien

Parmi les signataires lundi du projet Desertec figurent les principaux acteurs européen du solaire thermique européen, d’ailleurs parfois concurrents. Ceux là même qui participent aux colossaux projets de Californie et commencent aussi à installer ce type de centrale thermique dans le sud de l’Espagne, comme Andasol.

En tête les deux géants allemands de l’énergie E.ON et RWE (qui vient de prendre une participation directe dans Andasol), le réassureur Munich Re qui estime ainsi lutter contre le réchauffement climatique et ses ouragans coûteux pour un réassureur, la banque Deutsche Bank, le groupe Siemens (qui à la fois construit des turbines à vapeur géantes pour ce type de centrales et des lignes de transmissions électrique) ; les groupes solaires allemand Solar Millennium (qui projette des centrales thermiques géantes en Californie) et son rival Schott Solar, la société d’ingénierie M+W Zander, et la banque allemande HSH Nordbank, mais aussi l’installateur de centrales solaires espagnol Abengoa Solar et le géant suisse ABB, leader mondial des transmissions. L’association européenne du solaire à concentration (ESTELA) est également membre de Desertec.

Quid des pays censés accueillir ces centrales ? Une seule entreprise nord-africaine figurait lundi parmi  les signataires de Desertec : le groupe agro-alimentaire algérien Cevital, l’une des grandes entreprises d’Algérie, spécialiste d’huile et de margarine, l’une des success-stories algérienne de ces dernières années.   A noter aussi la présence lors de la signature du protocole d’accord de représentants de la Ligue arabe et du ministère égyptien de l’énergie.

Déjà aussi existent de fascinants projets d’un « supergrid » — une immense toile d’araignée de câbles électriques haute tension — qui raccorderait les éoliennes de la Mer du Nord  jusqu’aux centrales solaires du Sahara, pour fournir toute l’Europe en énergies renouvelables, le vent du nord prenant le relais la nuit du soleil du Sahara le jour…

Eco-colonialisme ?

Mais la croisade de grands groupes pour créer de vastes implantations en Afrique, même habillés en vert, évoque de mauvais souvenirs.  Surtout quand les immenses projets de culture de canne à sucre ou de jatropha destinés aux biocarburants menés au Kenya par de grands groupes asiatiques menace des milliers de paysans et de paysages.

Pour répondre aux critiques — qui circulent déjà — « d’ éco-colonialisme », Desertec affiche aussi  l’ambition de fournir « une part considérable » des besoins des pays producteurs en énergie et de dessaler l’eau de mer pour fournir de l’eau potable aux populations locales et contribuer à leur développement.

Côté financement, l’Union européenne, poussée par l’Allemagne qui a fait de ce projet le sien, devrait être mise à contribution. C’est en tout cas ce qu’a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui ont déjà salué l’initiative et indiqué que l’UE pourrait apporter des crédits.

Le bureau d’étude aura la lourde tâche de déterminer la viabilité économique du projet, de résoudre des questions comme les lieux d’implantation des centrales dans des zones politiquement stables, la recherche e financement… L’horizon est lointain – 2050 – ce qui repousse à plus tard les débats plus concrets.

Chez les écologistes, GreenPeace défend ardemment le projet.

En revanche Desertec compte un opposant de poids : Hermann Scheer, député social-démocrate allemand, l’un des papes européens du solaire, président de l’association Eurosolar et du Conseil mondial des Energies renouvelables, et surtout père de la toute nouvelle Agence internationale des Energies renouvelables, l’IRENA.

Hermann Scherr ne critique pas la faisabilité technique ni économique de Desertec, ni son intérêt écologique, mais le principe d’exporter de l’énergie renouvelable à si grande échelle au détriment des pays producteurs. Pour lui, Desertec est « la Fée Morgane » et mieux vaut développer des énergies renouvelables localement que d’imaginer un vaste circuit basé au Sahara pour alimenter l’Europe

Autre critique, celle du leader allemand du solaire, Solarworld, mais qui lui utilise le solaire photovoltaïque (avec des cellules photovoltaïques, une toute autre technologie que le solaire thermique), et naturellement ne fait pas partie de Desertec. Solarworld résume les avis des sceptiques en expliquant que « construire des centrales solaires dans des pays instables conduit à une dépendance similaire à celle qui existe déjà vis-à-vis du pétrole. S’il est logique de produire le courant solaire là ou il est le moins cher, il n’existe pas pour le moment de réseau pour le distribuer. »

Les promoteurs de Desertec veulent visiblement rallier tous les soutiens ailleurs en Europe et lancent sur leur site un appel aux dons. Le projet fait rêver au Maroc et en Algérie, où on imagine déjà que « le solaire remplacera le pétrole ». Quand aux Américains, ils restent pour l’instant perplexe devant l’immensité du projet.

Mais, si tout cela marchait… le projet pourrait éviter 4,7 milliards de tonnes de serre d’ici 2050, soit six fois la production annuelle de l’Allemagne aujourd’hui.

Le résumé du projet en français, à télécharger ici (pdf)

Article précédentGE crée le premier “hôpital vert” en Allemagne (Premium)
Article suivantGroupe Eau pure lève 1,5 million d’euros (Premium)

17 COMMENTS

  1. Si les immenses superficies sahariennes ne sont pas exploitées par ses propriétaires et même abandonnées, il est préférable et bénéfique de les rendre utiles à l’humanité et partager ainsi le gain en Electricité, argent, création d’emploi, découvrir la technologie avec l’espoir de l’avoir….
    donc arrêter svp de parler du colonialisme à travers le projet DESRTEC et penser beaucoup plus au mondialisme et au partenariat économique international.

  2. « Desertec un rêve fascinant  » cette article m’intéresse beaucoup. C’est clair, instructif, objectif. Pourrais-je savoir l’auteur. Je suis économiste/marketeer .en retraite
    Karina Embo-De Backer
    Crta Espolla 11
    17752 Mollet de Peralada
    Espana

  3. Energie,l’Europe dévorée par ses idées Par :Y.Mérabet
    ‘Desertec’, un projet science-fiction roduire de l’électricité à partir du soleil est un rêve d’enfant que les européens veulent réaliser à l’échelle planétaire. Le projet Desertec est née de l’idée qu’une pénurie d’énergie fossile et fissile se dessine à l’horizon proche, la baisse et la hausse des prix du pétrole sont devenus propriété des charlatans, la facteur énergétique de certains pays européens devient impayés, les guerres du pétrole s’annoncent un peu partout etc. L’idée de reprendre ce rêve d’enfant a prit naissance chez un groupe de responsables et d’entreprises allemandes qui pensent que le soleil appartient à toute l’humanité et chaque personne doit bénéficier gratuitement de cette énergie, sans payer un sous. Le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) a mené de menus études techniques, financées par le Ministère allemand fédéral de l’Environnement. L’étude a permis de conclure qu’en moins de 6 heures, les zones désertiques du globe reçoivent du soleil la quantité d’énergie que l’humanité consomme en une année. La fondation Désertec s’est ainsi lancé le défi d’exploiter cette énergie inépuisable à un coût raisonnable et prendre en charge ce vaste projet par des fonds récoltés chez les plus riches de la planète. Le projet prévoit la construction de vastes centrales solaires thermiques à concentration (CSP, en divers points d’Afrique du Nord et du monde arabe). Les études ont montré qu’il suffirait d’installer des champs de collecteurs solaires sur environ 0,3% des surfaces désertiques du globe pour couvrir l’ensemble des besoins mondiaux en énergie. En complément, il est prévu d’exploiter l’énergie éolienne le long de la côte marocaine et en Mer Rouge, et d’utiliser d’autres techniques solaires telles que le photovoltaïque concentré. Douze grandes entreprises européennes, en majorité allemandes, ont crée un consortorium de bureau d’études. Un bureau doté d’un budget de 1,8 million d’euros pour élaborer des plans d’investissement réalisables au cours des trois prochaines années sur l’énergie solaire en provenance du monde arabe et probablement d’Afrique (pour le moment les pays d’Afrique noire n’y figurent pas dans le programme ‘Desertec). Le consortium fondé est mené par le réassureur Munich Re et la fondation Desertec. Il rassemble les géants allemands de l’énergie E.ON et RWE, la Deutsche Bank, le conglomérat Siemens, des fabricants de solaire comme l’espagnol Abengoa Solar, et enfin le groupe agro alimentaire algérien Cevital. Le projet, devisé à 400 milliards d’euros (environ 600 milliards de francs), doit permettre à l’Europe d’obtenir une importante source d’énergie non polluante et lui permettre donc de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre et aussi sa facture. Reste que ce projet porteur d’avenir pose encore de nombreuses questions, comme les lieux d’implantation de ces installations, le coût du courant produit, le bénéfice qu’en tireront les pays arabes, le manque de stabilité politique dans presque toutes les régions productrices et, même, le financement de ce projet. Reste aussi à connaître l’implication des Etats et ce même si la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont chaudement salué l’initiative. Car Angela Merkel a aussi exprimé ses doutes quant à la participation d’autres pays européens que l’Allemagne, car à présent les opinions des 27 divergent sur l’adoption d’une politique énergétique globale de l’union. A savoir que le projet «Desertec», d’un coût global de 400 milliards d’euros, vise à fournir, d’une manière durable aux pays de ‘zone d’ombre’ de l’énergie solaire gratuitement à partir d’un monde plus ensoleillé, mais mal éclairé. Le procédé industriel de ce moyen de se procurer de l’énergie ‘facile’ porte sur la production d’énergie électrique par des centrales thermiques solaires. Soustraire massivement de l’énergie à la nature sans penser aux conséquences écologiques qui peuvent être dramatiques pour les pays qui habiteront ces champs de verre. Le projet Desertec prévoit aussi des parcs éoliens au large de cette région d’Afrique et du nord, notamment sur les cotes pour diminuer de peu la vitesse du vent. alors que l’énergie soustraite à la nature devrait être transportée aux centres de recharges européens par des lignes de transport de travées de haute tension et de courant direct (HVDC).Le projet prévoit aussi la construction de plusieurs centrales solaires de taille moyenne entre 50 et 200 MW sur une vingtaine de sites s’étendant du royaume du Maroc au royaume d’l’Arabie saoudite, les européens veulent diversifier leurs points d’approvisionnement dans des lieux amis. Le coût de cet investissement a été estimé à 400 milliards d’euros jusqu’en 2050, dont 350 milliards d’euros pour la construction des centrales et 50 milliards pour les lignes de transmission nécessaires, selon Siemens. Mais cela mettra des années pour convertir totalement leur mode énergétique, passer du fossile au solaire ce n’est pas tache facile, alors que la pénurie de l’énergie conventionnel s’annonce pour demain. Cela risque que ce chantier-fiction de reconversion des énergies risque de ne pas être achevé à temps. Alors à cet effet, nous interpellant les responsables de tenir bon aux tentatives européennes qui cherchent à détruire notre développement certaine par l’énergie conventionnelle (fossiles et fissile) que nous possédons en abondance. Développé pour la première fois dans les années 1970, le concept «Desertec » a été relancé à partir de 2000 et fait actuellement l’objet «d’intenses débats», au niveau européen. Les premiers essais complets du projet Desertec, ça se passe ici chez nous en Algérie à la centrale hybride de Hassi-R’mel, alors nous devions être les premiers à bénéficier de la plus grande cote part du projet Desertec. Le Maroc enfant gâté de l’union européenne vient de bénéficier trois (3) fois plus de centrales de concentration que l’Algérie qui possède une surface fortement ensoleillée six (6) fois plus grande que celle du Maroc. C’est une manière de l’impérialisme européen d’investir dans les conflits entre pays frères ? Dans le même sens que le premier, une nouvelle initiative de complémentarité «Desertec II», qui comprendra un nombre d’entreprises de renom, a été mise en place avec pour objectif de développer, à moyen terme, «un concept technique et économique pour l’énergie solaire de l’Afrique», a-t-on expliqué. D’après des données contenues dans l’étude, la production mondiale d’électricité devrait passer de 21.000 Térawatt/heure (TWH) en 2008 à 37.000 TWH en 2030. Le transport de l’électricité jusqu’à l’Europe en serait notamment la raison, compte tenu qu’acheminer 1 GW coûte environ 250 millions d’euros sur 1000 km. Pour l’instant, le projet ne serait donc pas rentable, mais les experts misent sur la raréfaction annoncée des énergies fossiles ou le prix du baril de pétrole dépassera les de 400 dollars, le baril pour s’assurer que ‘Desertec’ sera rentabilité. Dans pas moins de 20 ans, peut être l’idée se murira et l’électricité solaire pourrait ainsi être l’une des plus intéressantes pour l’occident industrialisé. Quant à la technologie utilisée, il s’agirait de l’énergie solaire thermique : des miroirs paraboliques produisent de la vapeur d’eau à très haute température et sous forte pression, ce qui va actionner une turbine à vapeur attelée à un générateur pour produire de l’électricité. Le projet Désertec, ne pourrait être réalisé avant la mise en marche de l’Union pour la Méditerranée et l’effacement de tous les litiges politiques qui oppose les européens au reste du monde ensoleillé ; le Sahara occidental, la reconnaissance d’Israël par l’entité arabe, la reconnaissance de la souveraineté des pays africains etc. En effet dans ce projet, les contraintes ne sont pas seulement techniques, elles le sont aussi politiques: l’Europe devrait prendre une position claire envers le monde arabe et africain et traiter les problèmes communs avec équité, s’abstenir de soutenir les agressions israéliennes contre l’Etat Palestinien, l’Iran, la Syrie et le Liban. Du point technique des entraves suivantes devront être levées ; d’une part, les centrales doivent être installées dans des pays stables politiquement pour garantir la sécurité de l’approvisionnement européen en électricité; d’autre part, il faut trouver les moyens de financer des investissements colossaux, d’autant que le projet est supposé pouvoir s’autofinancer à long terme. Au départ, il aura bien entendu besoin d’une sécurité d’investissements, par exemple une garantie d’achat à un prix fixé, sachant que l’électricité ne doit pas être subventionnée pendant toute la durée. Desertec doit remplacer l’utilisation de l’énergie fossile et fissile évaluée à environ 18 000 TWh/an) par le solaire en si peu de temps? Mais Desertec ne se limitera pas à la production d’énergie : il participera aussi au développement des pays d’accueil grâce à la création de milliers d’emplois grâce à la construction d’usines de dessalement d’eau de mer pour les populations. En complément, il est prévu d’exploiter l’énergie éolienne le long de la côte marocaine et en Mer Rouge, et d’utiliser d’autres techniques solaires telles que le photovoltaïque concentré.
    Conclusion Les gisements d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) et fissiles (uranium), même les plus extrêmes, ne représentent quant à eux que quelques dizaines d’années au rythme de leur consommation actuelle, et comme cette consommation ne cesse d’augmenter avec notamment la soif des « économies émergentes » des pays les plus peuplés de la planète (Chine, Inde, Brésil) à imiter nos propres comportements, l’échéance de leur épuisement ne cesse de se rapprocher. L’énigmatique projet ‘Désertec’ sur lequel l’Algérie pense bâtir son futur énergétique est à écarter pour le moment, l’énergie nucléaire reste la seule solution durable pour la continuité de notre développement de l’après-pétrole.
    Expert en énergie

    Algerian Society For International Relations
    En instance d’être publié sur la presse

  4. Bonjour à tous,
    Ce projet pharaonique est pleins d’espoirs et son intéret évident. Cependant, il paraît vulnérable. En effet, je n’ose imaginer les conséquences d’une panne majeure au coeur de cette installation.
    Ne serait-il pas plus prudent de développer plusieurs sites indépendants qui réduiraient les problèmes de transports mais surtout qui permettraient de palier à une panne de l’un ou l’autre des sites.
    Enfin un projet de développement durable significatif…

    Cordialement,

  5. Bonjour Joe

    J’ai lu votre message 3 fois. Sachez seulement que, n’étant pas expert en la matière, quoique partisan du projet Désertec, l’histoire de votre ami me rappelle celle d’une française, brillante étudiante mais handicapée suite à un accident de circulation (jambes amputées). Elle a inventé daurant les années 70 une technologie lui permettant de conduire aisément sa voiture. Mais aucun constructeur français n’en voulait. Son brevet a été racheté, si ma mémoire est bonne, par une boite américaine installée en Irlande. Son histoire à l’époque à fait sensation.
    Si je peux être utile à votre ami, à titre gracieux pour lui trouver, le cas échéant des investisseurs non européens, n’hésitez pas à m’écrire
    Kaddachi R.
    ancien directeur financier de banque, retraité
    [email protected]

  6. suite…
    je ne me permets pas de donner ses coordonnées,
    car à force de chercher des investisseurs,
    on finit par se dire,
    que l’essentiel pour nous, n’ait pas de l’ordre du temps!
    Mais sait-on jamais,
    je peux imaginer que sur cette planète,
    nous ne sommes pas les seuls à vouloir
    étancher la soif des ces pays en mal de vivre,
    et que l’eau, c’est la vie, leur pain, leur autonomie…
    Merci, pour celui ou celle qui a pris le temps de me lire.

    L’idée, est géniale, certes,
    il faudra du temps, j’y crois,
    en attendant, il faudrait parer au plus pressé ? !!
    Bien cordialement.
    Joe.

  7. Bonjour à tous,

    Je ne suis pas une pro, c’est important de le signaler,
    malgré celà, et compte tenu de mes expériences et relations,
    et si je puis me permettre :
    – l’enjeu est tellement important qu’aprés que tout le monde se soit sucré, il ne restera pas beaucoup pour le pourquoi « du sujet » et tous les assoiffés de la planète, ont seront au même point!
    – que les choses changent à ce niveau,
    – que les consciences ne soient pas dans les « actions » (finances si besoin de préciser), il y a détresse humaine,
    – que tous les cerveaux, les chercheurs, (j’en connais) ne soient pas déçus, du résultat de leurs recherches, et alimentent sans le vouloir, l’ enjeu financier énorme!

    – il existe des solutions peu coûteuses,
    certains ont donné de leur vie et de leur santé….
    MAIS : pas suffisament de profit,….!!! je sais que certains savent de quoi il s’agit!…
    quelques euros dans une recherche,etc… mais quand vous avez tout misé
    et que, au bout, il manque un petit peu…que, en fin de carriére, vivant d’un rien! vous lisez :
    – oui, ça!…cet article, (bien fait, bravo d’ailleurs!)

    Je ne parle pas pour moi,
    mais d’un de mes amis, scientifique, chercheur,
    spécialiste du dessalemnt de l’eau de mer,
    qui a trouvé un nouveau phénoméne pour dessaler l’eau de mer..!!!
    – à l’heure actuelle, il faut 3 m3 d’eau de mer pour faire 1 m3 d’eau douce et 6 kw ! avec son procédé, il faut pour 1 m3 d’eau douce: 0,9kw…

    Voilà…mes reflexions sur ce sujet,
    je ne donne p

  8. Le pire ennemi des panneaux solaires sera le vent de sable qui va les dépolir et les rendre inopérants rapidement.
    J’ai vu des Land Rover en aluminium sablées a blanc. Les propriétaires protégeaient les vitres avec des cartons à chaque fois qu’il y avait du vent.
    On peut surement installer de telles centrales dans le sud tres ensoleillé de l’Europe

  9. Bonjour,

    « Fata Morgana » se traduit par « mirage » plutôt que par « fée Morgane »

    « Une Fata Morgana est un phénomène optique qui résulte d’une combinaison de mirages (perturbations des rayons lumineux au passage à travers un gradient thermique dans l’atmosphère). »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fata_Morgana

  10. ce projet fantastique sera viable que si on propose à l’afrique un plan de développement en parallèle comme l’union méditerranéen.Je pense que le défit politique est aussi grand que le défit téchnique et devra être developper en parallèle pour éviter de se mettre à dos les populations locales .

Comments are closed.