Advancity devient « le » pôle des éco-technologies

Print Friendly, PDF & Email

advancityCoup d’accélérateur pour Advancity : le pôle de compétitivité francilien de la ville et de la mobilité durables se veut aujourd’hui pôle des éco-technologies. « Cette évolution répond à une demande des pouvoirs publics : l’Ile-de-France a des atouts considérables dans ces domaines avec les grands groupes, un large tissu de PME et de multiples laboratoires. Il est important de fédérer tous ces acteurs, souligne Thierry Delarbre, le directeur général. C’est un prolongement naturel pour Advancity, qui a déjà une légitimité dans le développement durable ».

Depuis sa création en 2006, une soixantaine de projets labellisés par le pôle ont été financés pour un montant total de 130 millions d’euros, dont 60 millions de subventions publiques. Il compte plus de 100 adhérents, dont une soixantaine d’entreprises avec une dizaine de groupes leaders mondiaux et une cinquantaine de PME.

Si le pôle garde les transports et la ville dans son champ de compétences, il inclut aussi désormais dans son périmètre la gestion de l’eau, des déchets, le traitement de l’air, l’efficacité énergétique des bâtiments et la santé urbaine.

Advancity prépare sa mutation depuis l’automne 2008. Une centaine de personnes travaillent dans des groupes de travail pour établir une feuille de route stratégique. Et fin 2008, un premier appel à projets a été lancé pour les éco-technologies. Une quarantaine de dossiers sont remontés, pour lesquels la labellisation n’est pas achevée.

Pour répondre à ces nouveaux enjeux, Advancity va se muscler. Il emploie aujourd’hui six personnes et devrait en compter une dizaine d’ici à la fin de l’année. Son budget progresse aussi : de 900 000 euros en 2008 à 1,4 million cette année. « Ces moyens vont nous permettre de figurer parmi les plus grands pôles français, avec clairement une vocation internationale », poursuit Thierry Delarbre.

En Ile-de-France, entre 50 000 et 100 000 personnes travaillent dans les éco-industries, mais celles-ci restent mal identifiées car très diffuses. Advancity compte bien participer au travail de structuration de la filière cleantech.

Mais Ile-de-France n’est pas la seule région à vouloir s’imposer dans les éco-industries. Rhône-Alpes veut aussi devenir « la » capitale européenne des cleantech en s’appuyant sur ses trois pôles de compétitivité, Tenerrdis (énergies renouvelables), Axelera (chimie-environnement) et Lyon urban truck and bus (transports urbains et propres).

La concurrence franco-française ne s’annonce-t-elle pas trop rude ? « Il y a de l’émulation mais nous ne sommes pas dans les mêmes éco-systèmes, répond Thierry Delarbre. Nous sommes complémentaires : nous avons, par exemple, déjà collaboré avec le pôle Axalera dans le domaine de l’eau et nous allons poursuivre dans le traitement de l’air en alliant la proximité d’Axelera avec les sites industriels et nos compétences sur l’air dans les villes et l’air intérieur ».