60 millions pour agri.capital, géant allemand du biogaz agricole

Print Friendly, PDF & Email

biogaz-agricapitalC’est une grosse levée de fonds dans les biogaz, un secteur nettement moins glamour que l’éolien ou le solaire, mais terre à terre et rassurant en temps de crise.

L’allemand agri.capital, plus gros propriétaire de centrales au biogaz d’Europe, a levé 60 millions d’euros auprès du grand fonds d’investissement américain TCW, via son fonds dédié European Clean Energy Fund, aux côtés des investisseurs déjà présents Altima Partners, Green Partners, Halcyon et Ludgate Environmental Fund.

La société, créée en 2004, possède déjà plus de 30 sites de production de biogaz :  il s’agit de gros silos où fermente un mélange de produits agricoles, notamment du maïs, et  de fumier, installés sur des exploitations agricoles, qui soit produisent du biogaz brûlé sur place pour produire de l’électricité, soit du biométhane qui est ensuite revendu au réseau de gaz naturel.

Au total agri.capital a des capacités installées de 32,2 MW en Autriche et en Allemagne, où elle bénéficie du tarif subventionné allemand de rachat de l’électricité renouvelable, ce qui en fait un business modèle rassurant pour les investisseurs, en dépit des critiques contre l’utilisation des cultures vivrières pour en tirer des énergies renouvelables. Elle veut installer au total plus de 100 sites de 500 kw chacun, soit 50 MW au moins..

En 2007, agri.capital avait déjà obtenu 100 millions d’euros de financement de la part de la banque Bremer Landesbank (BLB) pour construire 60 usines de production de biogaz, d’une puissance de 30 mégawatts, et produire 6 millions de m3 de biométhane par an. Elle a aussi récolté 10 millions d’euros en décembre 2008, notamment du fonds Ludgate Environmental Fund à hauteur de 3 millions.

Cette semaine, elle a également reçu un crédit mezzanine de 10 millions d’euros de la société d’investissements Ecofin.

Tous ces financements vont lui permettre d’accélérer son expansion en Europe, notamment par des acquisitions. Une description de l’activité de la société ici (pdf).

L’Allemagne, qui compte déjà plus de 4.000s sites de production de biogaz ou biométhane, mise beaucoup sur cette énergie pour réduire sa dépendance envers le gaz naturel russe. Selon une étude de l’Institut de l’énergie de Leipzig, le biogaz pourrait remplacer une bonne partie de ses importations de gaz d’ici 2020.

Article précédentL’Australie entre dans la course au solaire géant
Article suivantPremier mort dans les algues : GreenFuel (Premium)

3 COMMENTS

  1. Oui, cher Pierre,

    Renseignez-vous sur les expériences chinoises en la matière, car ils ont déjà des voitures qui roule avec du biogaz extrait de la méthanisation de déchets humains.
    Il y a aussi de petites expériences locales dans les Localités pauvres d’Amérique du Sud.
    Tout est question de compréhension, et de pragmatisme.

    Merci et à bientôt !

    Vous pouvez m’écrire à mon adresse : [email protected], car je m’intéresse aussi à ce sujet du Biogaz.

    Dalson Georges

  2. Bonjour,
    Je ne sais pas si Brice Caryl lira cette réponse mais c’est une superbe idée !!
    Quelqu’un sait-il si il est possible de récupérer du biogaz à partir de déjections humaines ?

    Cordialement

  3. bonjour,
    On m’apelle Brice ANATO jeune agronome suivant une formation en maitenance informatique.
    Je suis béninois. Aucours de ma formation en agronomie j’ai entendu parlé du biogaz. Lors de ma formation en mantenance je suis confronté à un problème de délestage qui nuit au parc informatique de nos clients. j’ai reflechi à la possibilité d’innover un projet de biogaz à partir des dejections humaines. Que pensez vous de ce projet? Comment puis réussir?

Comments are closed.