Biomasse : pas toujours plus propre que le gaz…

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L’utilisation de biomasse (brûler des plantes au lieu des carburants fossiles) ne permet de réduire les émissions de CO2 que si les meilleures pratiques environnementales sont respectées, sinon le bilan final est pire que celui du gaz naturel (mais quand même meilleur que celui du charbon), indique une étude de l’Environnement Agency britannique.

Avec les meilleures pratiques, la réduction des émissions de CO2 peut être de 98% par rapport au charbon.

Voici en résumé les recommandations de l’Agence :

  • Type de culture : des taillis à rotation courte (les jeunes plants qui poussent sur les souches sont systématiquement coupés à ras, puis on attend la repousse, et ainsi de suite) permettent de réduire les émissions de 35% à 85% par rapport au gaz naturel, alors qu’utiliser de la paille (les tiges des plantes céréalières) peut, dans certains cas, produire 35% d’émissions de plus que le gaz, à production d’énergie comparable.
  • Transport & engrais : utiliser de la biomasse provenant de destinations lointaines ou utiliser trop d’engrais au nitrate peut réduire de 15 à 50% les économies de CO2.
  • Rotation des terres : utiliser des terres jusque-là en jachère ou, pire, des prairies pour y faire pousser de la biomasse réduit les économies d’émissions de CO2 de 10% dans le premier cas, presque totalement dans le second cas.
  • Efficacité de la conversion en énergie : un élément clé de la réduction des émissions de CO2.
  • Les centrales mixtes (à charbon et à biomasse), de plus en plus répandues, ne sont pas la panacée : sans capture du carbone, l’utilisation partielle de biomasse dans les centrales à charbon ne suffit pas à compenser le CO2 émis par le charbon.

L’Agence britannique fournit  aussi un outil qui permet aux développeurs de centrales à biomasse de calculer l’intérêt écologique de leur projet, et de voir comment l’améliorer.