Un gros volet « cleantech » dans le plan de relance d’Obama

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Alors qu’il rencontre cette semaine les membres du Congrès à Washington pour finaliser son plan de relance de l’économie américaine, Barack Obama vient de réaffirmer que les investissements dans les énergies renouvelables constitueraient une partie importante de son dispositif.

« Pour redonner du travail aux gens aujourd’hui et réduire notre dépendance au pétrole étranger demain, nous doublerons notre production dans les énergies renouvelables et rénoverons les bâtiments publics pour améliorer leur efficacité énergétique », a déclaré le président élu, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, lors de son allocution de week-end. Il n’a cependant pas donné de chiffres (voir l’enregistrement vidéo de son message sur Youtube).

Pendant la campagne électorale, Obama avait indiqué qu’il investirait 150 milliards de dollars dans les technologies propres dans les dix prochaines années et moderniserait le réseau de distribution d’électricité américain (victime de pannes fréquentes) pour le mettre au service des énergies alternatives. Selon son programme, ces investissements devraient permettre de créer 5 millions de nouveaux emplois.

La nomination des responsables des dossiers environnementaux dans la future administration Obama avait déjà conforté, il y a quelques semaines, les défenseurs de l’environnement et de la croissance verte. Le président élu a ainsi désigné Steven Chu, prix Nobel de physique et avocat des énergies renouvelables, au poste de Secrétaire à l’énergie et Carol Browner, ancienne directrice de l’agence de promotion de l’environnement (EPA), à la tête d’un nouveau conseil de coordination sur l’énergie, le climat et l’environnement, qui sera directement rattaché à la Maison Blanche.

Barack Obama souhaite par ailleurs mettre en place un système d’échange de quotas de CO2, sur le modèle de celui qui existe en Europe, pour réduire les émissions des Etats-Unis.

Le plan de relance d’Obama devrait atteindre, au total, entre 775 et 1 000 milliards de dollars, selon le chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Steny Hoyer. Outre les initiatives « vertes », il inclura des investissements massifs dans les infrastructures, des allégements fiscaux pour les ménages et de probables mesures sociales (extension de la couverture santé et de l’assurance chômage). L’objectif est de créer 3 millions d’emplois, dont 80% dans le secteur privé.